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Des mois sans doute se sont passés ainsi avec la torture quotidienne. Et puis tout s’est arrêté. Pendant des jours. Elle ne faisait plus que les rituels de la nourriture, et je fus détaché. Et elle vint conduite par deux hommes. Elle fut attachée bras en l’air, jambes écartées debout sur le lit. Je dus m’accroupir devant elle et regarder vers son absence de sexe, aussi lisse que la mienne, où de nombreux petits anneaux étaient encastrés dans la chair. Je découvris alors qu’on avait libéré plusieurs de ses petits anneaux plantés dans la char qui avait été sa vulve, et qu’un gros anneau identique au mien y avait été implanté. On avait amené un équipement complexe que je ne compris pas immédiatement. Une barre métallique brillante possédant à chaque extrémité un anneau ouvert et en son centre un anneau fermé fut amenée au contact de ce tout nouvel anneau planté à l’endroit qui avait dû être un jour son clitoris. Je frémis en voyant qu’un chalumeau avait été allumé manifestement de façon à souder l’ensemble. De fait les hommes refermèrent l’anneau de la barre avec une pince et le soudèrent ainsi en place, en faisant quand même attention de ne pas la brûler. Puis ils la détachèrent, la firent descendre du lit et soudèrent l’autre extrémité de la barre à mon anneau. Nous étions reliés désormais par cette barre rigide d’environ quatre vingt centimètres de long, qui nous tenait à la fois proches et si éloignés en même temps. Immédiatement nous fûmes emmenés à l’extérieur du bâtiment puis conduits vers un véhicule de type break mais dont l’arrière était entièrement fermé, sans aucune vitre. On nous fit monter par l’arrière et coucher sur le fond du véhicule, tête bêche. Puis notre barre fut cadenassée par son anneau central sur le plancher, nous forçant à une position très inconfortable allongés à plat ventre directement sur le plancher métallique du véhicule. Les portes furent refermées nous plongeant dans le noir quasiment total alors que la camionnette démarrait immédiatement. Pendant très longtemps nous restâmes prostrés l’un et l’autre, terrorisé de faire le moindre geste qui pourrait être interdit. Puis je me risquais à approcher ma main de sa jambe, Il me fallut très longtemps avant que mon doigt frôle sa peau constellée d’anneaux enchevêtrés. Puis plus tard je commençai à parcourir cette jambe aimée je touchais avec le plus de douceur possible ces anneaux qui interdisaient toute vraie caresse d’autant que j’imaginais la douleur que pouvait sans doute causer la manipulation trop forte des anneaux tous à demi encastrés dans la chair. Je sentis enfin la bouche chargée de métal se poser sur ma fesse et le corps de ma siamoise se coller contre le mien au prix d’un gémissement qui traduisait une douleur sourde et profonde. Ma caresse se prolongea alors et mes mains parcouraient maintenant tous les recoins du corps métallisé et ses mains parcouraient le mien. Elles retrouvèrent le chemin qu’elles avaient exploré quelques semaines plus tôt lorsque j’avais reçu l’apprentissage de la frustration absolu, mais étrangement je ne craignais pas à cet instant de sentir de nouveau la caresse terrible et je réussis malgré mon anneau pubien qui me plaquait au sol à écarter les jambes pour offrir mon espace de souffrance infinie à ma siamoise. Elle même avait écarté au maximum ses jambes pour me laisser découvrir son intimité bafouée annihilée. Je me risquais très timidement à explorer, à recevoir ce magnifique cadeau qu’elle me faisait, et je découvris de mes doigts tous les anneaux qui occupaient les places magiques où autrefois existait un sexe. Plus aucune trace d’une anatomie de vulve n’avait été conservée, plus de lèvres, plus de clitoris, plus de vagin. Tout était parfaitement lisse sous les anneaux multiples. Je caressais cet espace émouvant, imaginant que peut-être comme moi tout n’avait été qu’enfoui mais non totalement détruit afin de conserver l’ébauche d’une sensation inaccessible. J’imaginais qu’elle pourrait alors aimer cette douleur infinie signe total et définitif de notre esclavage absolu et de notre annihilation. Ma main finit par atteindre l’anus que je trouvais grand ouvert, et en essayant de pénétrer cette dernière intimité je réalisais que son anus était tapissé d’une gaine métallique qui plongeait profondément en elle, mais que je ne pus explorer car l’intérieur était recouvert de pointes acérées, qui m’interdirent immédiatement toute avancée et tout espoir de pouvoir la caresser par cette voie. Mais j’entendais ses gémissements et je sentais ses jambes s’écarter au maximum de ses pauvres moyens et je risquais malgré ma peur mon doigt dans cette grotte métallique. J’avançais avec précaution car les pointes étaient assez agressives, Et puis pour elle je me disais que je lui devais bien de prendre le risque de m’égratigner. Alors je m’enfonçai. Le tube s’élargissait immédiatement passé le sphincter et devenait lisse. J’atteignis vite la profondeur maximale pour mon doigt et hélas le métal était toujours là à cette profondeur. Je ne pus que manipuler doucement le tube pour la masser, et espérer lui donner un peu de douceur. Elle aussi avait pénétré mon anus et elle me caressait, et son gémissement s’était calmé maintenant elle soupirait et bientôt s’endormit, la tête posée sur ma cuisse et un doigt en moi. Je m’abandonnai alors au sommeil moi aussi. |