Ecrire : "Ma castration" (in French)


By: al

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[GAY] [TESTICLES] [fictionnal essay ]

A fiction essay (a dialogue) about the reasons I write castration stories


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Ecrire : « ma castration »

Par A.R.G ©

(Un essai en forme de dialogue (de) fiction(s) sur mon écriture d’histoires de castration qui serait désir de ma propre castration, sa mise en scène ou bien reconnaissance de l’acte d’écrire comme rappel de la castration symbolique)

« Pour qui un tel sacrifice ? C’est par cette question simple, me semble-t-il que peut être formulé ici le thème si difficile, énoncé par Freud, de la castration c’est-à-dire de la possibilité pour le sujet d’identifier ce qu’il est pour l’autre et ce que l’autre lui demande. Que, pour de tels enjeux, un écrit puisse fonctionner comme un couteau, comme sentence et instrument du sacrifice, voilà un fait qui déclasse nos idées simplistes sur l’écrit-document »

Pierre Legendre, Sur la castration d’Origène, in Paroles poétiques échappées du Texte, Leçons sur la communication industrielle

« E io a lui : « I’mi son un che, quando

Amor mi spira, noto, e a quel modo

ch’e’ditta dentro vo significando »

(Et m’adressant à lui : « Je suis homme lorsque

souffle Amour, prends en note,

et de la sorte vais signifiant

ce qu’il dicte en mon âme)

Dante.

Als ich mich im Spiegel sah, hätte ich ein Mann sein wollen...

mein Mann

(Comme je me regardais au miroir, je voulais être un homme...

mon homme)

Lulu, Acte II, Alban Berg

- Castre moi ! Il le demande. Tu l’écris… et tu le demandes…à cause de Lui, de cette Image ?

- Ça commencerait, cet été-là. Je feuilletais un magazine… et il y avait ce soldat torse nu en treillis, cet athlète…

- L’Homme ! Je te désire.

- Oui. L’homme, cette évidence. Il était l’Homme et je voulais qu’il me prenne et m’apprenne à devenir homme. J’avais 9 ans. Les jeux étaient faits. Ou plutôt j’avais décidé, fait ce choix, de devenir homme par cet homme, par l’Homme.

- Désormais pour les autres garçons, tu ne serais plus un garçon. Tu serais une fille manquée.

- … Seule une fille est vouée à désirer un homme pour devenir pleinement femme. Du moins on le dit. C’est un verdict.

- Ce n’est pas une loi naturelle ?

- Non ! la nature me voulait homme désirant l’homme. Capable de devenir homme par l’homme.

- Cependant pour eux c’était contre nature. Tu restais une fille manquée. Tu allais vers les autres garçons non pour partager leurs jeux mais pour être « avec » eux… « Fille manquée ! » une insulte… jusqu’à te torturer…

- Ils m’ont insulté… « Fille manquée ! ». Pourtant il n’y avait rien de féminin en moi. Mais cette timidité obligée. Je me devais de cacher mon désir. Ma nature contre nature… Cette alchimie.

- Qui me fait te désirer… Comme dans ce récit qu’on se raconte …

… L’enfant insulté se regarderait dans le miroir de la commode dans la chambre familiale… Il se demanderait « fille manquée ! » qu’est-ce qui me manque pour être une fille ? Et d’ailleurs est-ce que je veux être une fille ? Il faisait chaud ce jour là – sachant que personne n’entrerait, les adultes étant en train de prendre leur café – il se mit nu.

Il regarda ses seins. Gonfleraient-ils en grandissant ? Il avait tout juste 7 ans et l’insulte l’avait frappé. Il s’interrogeait… vais-je devenir une fille… des seins et puis … Savait-il déjà… Oui. Il y avait autre chose que lui avait et qu’elles n’avaient pas. C’était peut être ça qu’il avait de trop…De trop ? Il aimait son petit pénis ça lui donnait tant de plaisir lorsqu’il l’excitait en se mettant un doigt dans l’anus. Il y avait pour lui un rapport évident entre l’un et l’autre. Les séparait-il d’ailleurs ? Touchant la pointe de ses seins son corps était parcouru de merveilleuses sensations qui le poussaient à glisser une main tremblante vers cet orifice qui en étant branlé entraînait les délicieux battements de la verge.

Ce jour là, c’était l’été. Du balcon venait la forte odeur des roses… Il alla la respirer, effeuilla plusieurs fleurs déjà fanées et en fit une pluie au-dessus de sa tête. Réalisant qu’il était nu et qu’on pourrait le voir, il rentra. Revint vers le miroir… il trouva des chaussures à talon les chaussa, trouva un soutien gorge, il le porta… se contempla. Je suis une fille manquée. Cet accoutrement n’était pas convainquant. Un profond sentiment de dégoût l’habitait. Mais sa petite verge battait fort parce qu’il s’était mis un gros crayon rond dans l’anus. « Fille manquée ! » C’était une insulte. Il n’était pas une fille. Ne le serait jamais ! Déguisé, travesti il ne voyait rien qu’une caricature. Décidément être « en femme » ne lui conviendrait pas. C’était être nu qui l’excitait comme l’excitait les images de ses livres d’histoire et de géographie ; les peuples primitifs, les hommes des peuples nus, blancs, les grecs, et les vikings se battant nu l’excitaient. L’homme vrai est nu.

Des femmes il n’aimait que ces poses qui semblaient facilité la nudité à cause de leur sexe comme une absence que compensaient leurs seins. Les femmes… La peinture, le cinéma les représentaient si facilement nues, alors que les hommes…

L’enfant grandissant était toujours insulté, malmené. Il ne prenait de plaisir qu’à rêver, qu’à contempler la nature. Nu dans la nature… Le docteur de famille pensa à un traitement aux hormones pour corriger cette aberration pour qu’il ne manque plus à être un garçon pleinement investi dans le monde… Personne ne pensa, heureusement, à un changement de sexe. L’enfant ne voyait pas en quoi c’était être « fille » que de partager les jeux des garçons qu’en les regardant et, convié à y participer, à n’y jouer qu’un rôle de figurant, d’aimer les films de tarzan, d’Hercule représentant des héros virils, musclés, et sinon de lire, rêver et par-dessus tout aimer être nu parmi les arbres, les herbes et fleurs, à être en communion avec les animaux… rampant tel un serpent., s’enlaçant aux arbres… se regardant dans les eaux de la calme rivière… Ainsi il se sentait tout à fait garçon ! Mais c’était une fille manquée ! Il n’y avait rien à faire. Et on l’imaginerait toujours devant le miroir, nu sous une robe en mousseline, les seins gonflés et en talon aiguilles, marchant, prenant des attitudes, chantant des airs dérisoires en play-back. On l’imaginait ainsi mais décisivement ce n’était pas lui.

Et puis ce qu’on attendait, mais qui le laissa presque indifférent arriva. Ses testicules descendirent Ils étaient contents, avaient maintenant les preuves de sa virilité. Et pourtant l’insulte redoublait « tu vas voir, on va te dresser et au service militaire on ne te loupera pas ! Pédé ! » Il ne comprenait pas pourquoi il devait être à nouveau insulté. Dans le miroir il s’était reconnu torse nu, en jeans… le torse poilu… Il était un jeune homme. Il se comparait à cette Image… à Lui et devant lui ce torse se bombait, il se tenait droit… la pointe de ses seins, il la sentait et c’était des pectoraux fermes… mais pour être enlacés… et c’était ses cuisses qui s’ouvraient pour être pris… Et il bandait à faire craquer ses pantalons. Il désira fortement ce beau garçon sportif, le leader de sa classe, qu’y avait-il de mal à ça, d’autant que Fred (c’était son nom) le protégeait lorsque dans la cour du lycée on venait le déranger, le chahuter, voire l’attaquer parce qu’il lisait, parce qu’il ne parlait pas de filles, de mobylettes, de voitures ou de foot - il n’avait pas de couilles ! D’ailleurs un copain lui avait conseillé de ne pas croiser les jambes comme il le faisait à moins que vraiment il ne veuille pas en avoir au cul. Mais il aimait croiser ces jambes pour compresser ses couilles, sa bite pour se masturber. Et l’autre lui montra les siennes. Tu vois ! Tu les vois ! Moi je suis un mec ! Il pouvait répliquer en lui montrant les siennes mais quel intérêt ! On trouva donc encore plus de raison à le traiter de pédé, d’ailleurs c’était lui qui avait provoqué l’autre en le touchant. Pédé ! C’était la nouvel façon de l’accueillir au monde ! Mais de cet accueil il en ferait un choix et le choix il le fit dans la forêt… ce jour d’été, il fit un pacte avec la Nature, avec sa nature…

- Tu auras raconté cette histoire. Une histoire de famille parmi d’autres. Une version de ton histoire, parmi d’autres, pour reconstruire, créer un autre passé. Le passé est toujours autre, d’ailleurs.

Une histoire qui inverse celle de ton combat, de ton affirmation, violente de ta masculinité. La revendication de ton Sexe.

Le choix de cette histoire… pour justifier que, depuis une bonne dizaine d’années, tu écris des histoires de castration. Des histoires où tu te mets en scène, réalisant ce désir « être castré », adressé à l’autre, à l’impératif « castrez moi ! ». Choix que tu prends à travers ton héros Andros, qui …

ayant précocement montré les signes de son Uranisme, reçu l’initiation appropriée avant la puberté. L’enfant n’avait pas partagé les activités et attitudes des autres garçons tout en ne se mêlant pas aux filles. Il recherchait la compagnie des garçons plus âgés, des initiés. Mais plus caractéristique encore il portait un intérêt particulier aux plantes, aux animaux, recherchait les pierres rares, les cristaux. Son « cœur » était vibrant jusqu’à dans son sexe qui ne serait jamais un simple organe. Un maître lui apprit à localiser sur son corps les centres psychiques correspondants. « Trouve le paysage de ton corps et le corps de la nature comme tu as rencontré dans les terres du rêve le dieu qui t’a nommé « l’épousée ». Ils dessinaient en lui un triangle formé par la pointe de ses seins et un point au-dessous de son sexe, situé à l’intérieur de son corps, là où il ressentait le plus de plaisir… « Le plaisir est l’image de l’état divin ». Et comme le rôle inférieur de la procréation lui était par nature étranger, le rôle supérieur du sexe, sa dimension sacrée, lui revenait de droit. Le phallus qui en est le signe même ne serait pas vénéré en son propre pénis mais en celui de l’homme qu’il aimerait mais qui l’aurait d’abord choisi. « Pratique la non-action et la douceur. Ne prends jamais les devants ». Andros était un être privilégié, une représentation de l’Ardharishvara. « Comme la femme, toi seul pourra être nu devant l’homme. Comme la femme par son vagin, obscure abîme de clarté, par ton anus tu es la porte étroite qui mène au centre-terre ». L’homme qui te pénétrera en t’aimant te conduira à l’éveil prophétique tandis que lui découvrira la fonction transcendante du sexe et ne l’utilisera plus comme un but en soi. « Le Désir conduit au-delà ». Il lui appris à consacrer son corps par des massages avec des onguents spéciaux, par des moxas et des récitations de formules secrètes. Il lui appris à vénérer le corps entier comme présence divine alors que pour la majorité des hommes, le sexe reste le seul centre d’intérêt, la cause d’une chute dans l’endormissement d’une matière amorphe. « Sa virilité, externe, me révèle ma virilité interne » « Je suis comme elle, mais je ne suis pas elle ». Cela allait de soi pour le préadolescent mais lorsqu’il vit ses testicules descendre, son sexe s’ériger, éjaculer et surtout l’intérêt que les autres de son âge prenaient à cet événement qu’ils confondaient avec l’entrée dans l’age adulte, il se sentit inquiet. Son corps allait-il se concentrer sur cet organe, toute la jouissance diffuse se focaliser sur cette zone qui n’appartenait pas à la carte de ses centres psychiques ? Il était plus gêné car maintenant son attirance se voyait. Pour le reste, rien n’avait changé en lui. Il gardait un contact empathique avec les forces de la nature. Mais il était plus violemment attiré par les garçons de son âge, parfois par certains hommes plus âgés, à la puissante constitution qu’il regardait, et parfois qu’il suivait. Il lui avait semblé… cette fois, mais non. Il ne se retournait pas. Andros revenait sur ces pas. Ne savait-il pas qu’il ne devait pas rechercher l’homme mais être recherché par lui… Et lui ne pouvait être n’importe qui. N’importe qui ne pouvait s’intéresser à Andros. Certains de ses camarades avaient repéré son jeu et se moquaient de lui. Eux aimaient les filles, flirtaient. Lorsque dans les vestiaires ils se masturbaient, entre eux, c’était seulement pour s’amuser, comparer la taille de leur sexe, et se raconter leurs histoires de filles. Certains fréquentaient déjà les prostituées et l’un d’eux était tombé sur un travesti, objet de toutes les risées, piège de ce désir inconséquent, juste revanche de ce désir mal assumé… Andros ne participait pas à ces jeux. Pour lui, aimer c’était sérieux… N’avait-il pas eu la confirmation de sa virilité intérieure, de sa valeur, de son « arèté » lorsque, à la puberté, il fut initié par son Mentor en recevant la semence du maître en son anus consentant !

- Cette biographie imaginaire, plus que l’histoire familiale, serait-elle la tienne, maintenant, en vue de tes histoires de castration ?

- L’histoire familiale, ils se la racontèrent à mon sujet, sans doute. Et ce récit, peut-être me le suis-je raconté pour échapper au verdict en y entrant de pleins pieds… Ce qui est certain, c’est que je me suis reconnu, j’ai reconnu ma nature d’homme entièrement consacrée à l’Homme dans cette forêt. Dans cette forêt, au bout du jardin, une nuit de pleine lune, cet été là alors que j’élevai vers la cime du grand hêtre pourpre le bâton de magicien que je m’étais confectionné, entouré d’un double fil de cuivre croisé, terminé au sommet par un cristal de quartz noir, proférant des formules de mon invention…

- Tu as eu ton premier orgasme. Un orgasme qui était d’abord extase ; une communion charnelle avec le cosmos.

- Oui, pénétré de cette Force qui était La Sienne et qui prolongeait tout mon être jusqu’aux astres.

- Ce n’est pas ce jour-là que tu entends cette voix affirmative « castre toi ! » ?

- Non. D’ailleurs je n’ai jamais entendu de voix… me dire ça, comme ça.

- Mais cette image de Lui….

- Ce sera beaucoup plus tard. Même si la première Image de l’homme contenait déjà cet appel…

- Un appel à la castration ? Pourtant cette Image, Lui, avait été ton Pygmalion lorsqu’encore statue d’ivoire sous son regard te sculptant… tu étais fier de ta virilité. Quand nous étions amants, je me souviens, loin de vouloir être castré, tu mettais en avant tes attributs…

- C’est que l’appel ce sera modulé.

Ce n’est pas un simple appel au passage à l’acte. Il y a comme une initiation progressive au nom du sacré…

- La castration rituelle …

- Oui. Rituelle ! c’est là toute la différence avec l’automutilation, qui est, certes, dans certains cas, un « souvenir » d’un rite qui affleure, inconscient comme le sont toutes les pratiques sado-masochistes.

C’est là toute la différence avec la castration conçue comme un acte médical, chirurgical nécessaire, qui est toujours finalement une punition…

- Contre le péché de la chair ?

- Oui. Ils en sont là, les médecins et ceux qui aujourd’hui se rencontrent, fantasmant ou réalisant leur fantasme d’être eunuques ! Ils tombent tous d’accord. Castrez les et ils seront libérés de cette libido cause de tous les maux. Il en sont là. Ils n’ont plus de mots, que des formules chimiques, des solutions chirurgicales. Surtout ils restent à cette conception aberrante du désir comme d’un acte purement réflexe. Et ils ne s’en lassent pas. Même aujourd’hui où avec leur Viagra ils sont acculés à l’évidence que leur produit ne marche que s’il y a du fantasme. Ils ne démordent pas de leur bêtise puisqu’ils en sont toujours à Darwin, à l’homme, mammifère supérieur évolutif pourvu d’un langage simple outil ! Des animaux de labORATOIRE !

- L’erreur religieuse consommée…

- Oui le monothéisme achevé ; « il n’y a de science, que La science ». La Terreur ! Plus question de se comprendre soi-même pour comprendre PHYSIS !

- Physis ?

- Je ne trouve pas d’autre mot. Et je ne veux pas le traduire. Sinon nous revoilà à latiniser et surtout à faire de la physique, pour croire dur comme fer que nous pouvons « saisir le réel ».

Il n’y a de science que la science. Refus manifeste de la Connaissance. Refus de l’Intelligence, du « contact » avec le cosmos, les astres. Un refus qui s’affirme dangereusement depuis le Canon de Gratien, au 11ième siècle (une date à retenir) où il est dit, écrit, édicté ceci, qui sera la définition canonique, juridique de ce qu’on appelle la « Culture » : «Cultura est idolatriae augura servare et stellarum requirere cursus » (La culture consiste à observer les présages et interroger le cours des étoiles).

Gratien Cause 26, Question 2, Canon 9.

Une définition qui en dit long sur la « volonté » anti-naturelle d’une religion qui deviendra cette religion planétaire, la plus insensée que nous ayons connue, un matérialisme sans Matière (Hylé), qui non content de dompter la « nature » préfèrera la tuer (l’ayant d’ailleurs considérée comme morte depuis Descartes et toujours dans cette physique moderne malgré ce qu’on en raconte, pour nous en faire un Tao, une gnose de Princeton !)

- On a fermé par décret la Porte des Etoiles ?

- Oui. Pour s’engager à corps perdu dans l’aérospatial. En 4 ou n dimensions en rejetant l’Imaginale, prétendre, parce qu’on est « efficace », avoir accès au « réel comme tel ». Cela devrait être risible mais c’est lugubre !

- Ne crois-tu pas que nous nous éloignons de…

- Non. Pas du tout.

« é dè ektomé tis ; epokhé tes apeiras » (Qu’est-ce que cette mutilation ? le frein mis à la course vers l’infini). Pour les Anciens la castration rituelle était un geste d’ouverture, une porte. Un geste qui libérait du faux infini, le cercle causal, pour découvrir l’espace acausal. L’excision des testicules libérerait l’Anus. Se développait l’éros passif masculin. Le Réceptacle viril de la force virile. Autel d’un mâle pour un autre mâle dédié à Lui dans une hiérogamie !

- Crois-tu, vraiment que …Enfin les cultes de Cybèle, d’Artémis, les Solennités d’Atys auxquels se réfère le texte de l’Empereur Julien d’où tu tires la citation en Grec, semblent bien plutôt faire incliner pour une inversion de genre… ?

- Le genre distingué du sexe. C’est le fruit de la très nocive interprétation chrétienne ; la castration comme conduisant à un état angélique, une neutralisation. c’est Origène exclu par les catholiques parce qu’il s’est castré lui-même. C’est Abélard, reconnu par les catholiques parce qu’il a été castré, puni. Ce sont les Skoptzys, la secte Russe. – bien qu’en ce qui les concerne des choses aussi étonnantes que contradictoires se sont dites… c’était des hommes forts. C’est Klingsor qui se castre pensant ainsi accéder à cette chasteté qui le rendrait maître du Graal. Cette chasteté base de tout ascétisme, la plus grande des aberrations. La haine de la chair, du corps. Le corps identifié au mal. Le mal inscrit dans la nature. Dragon, Serpent… Parce que les dragons sont les Gardiens, parce que les Nagas sont les Sages…

- Toute cette confusion….

- Il y aurait pourtant des eunuques mâles et pleins de désirs, des eunuques qui ne seraient pas des anges, ni tout emparfumés, en vêtures féminines. Des eunuques virils. Des hommes qui n’étaient pas hommes en leurs testicules mais par cet autre sexe masculin, ce lien intime des 7 centres, des 7 planètes. Une érotique cosmique.

- C’est ce que tu souhaites, que tu projètes. Mais il y a quelque chose que tu ne veux pas voir. Cette érotique est aussi par-delà le sexe, hors sexe. C’est un peu de l’angélisme. Ton érotique se situe où ? Dans le fait contradictoire de « bander à l’idée de ne plus bander en imaginant bander encore. De ne plus éjaculer en une dernière éjaculation qui serait toujours reprise» ? Mais laissons cela pour te rappeler que dans le passé on castrait les prisonniers de guerre, les esclaves ; c’était une punition. Aujourd’hui on fabrique des eunuques pour deux raisons, sans alternative, soit pour devenir femme, soit pour calmer une libido jugée dérangeante - the eunuch calm… they say.

- La femme, le calme… une seule et même chose…

Ce sont les raisons médicales, les raisons punitives. Ils vont se punir. On les punit. On les castre parce qu’on « pense » que le désir est dans les testicules et que le désir est la cause de certaines maladies physiques, mentales. Puis on montre en même temps que la castration cause d’autres troubles, d’autres maladies que l’on va pallier par d’autres médicaments qui causeront d’autres troubles, à l’infini. On n’en sort pas. C’est le coup de la tumeur qu’on attaque ignorant la « cause », du virus pris pour cause de la maladie alors qu’il en est le produit et qu’on attaque parfois jusqu’à tuer la personne qu’on ignore magistralement…

- On ignorerait la personne en disant que tous ceux pour qui on fait ou qui font le choix d’être castré veulent devenir femme ou supprimer leur libido… ?

- On fabrique une image de la castration qui puisse entrer entièrement dans le discours médicale qui est devenu le discours souverain parce qu’il n’y a plus d’autre Référent que la vie comme vie, qui n’est rien. Rien de ce qui peut engager l’homme vers le surhumain.. Avec la vie, le biologique on retombe en-deçà, sans pouvoir retrouver l’animal puisqu’il n’est plus totémique …

- Tu comprends ton désir d’être castré comme un appel de ton animal totémique ?

- Comme une marque dans mon corps. Une marque qui est là avant l’acte qui la confirmerait…

- Comme le transsexuel qui pense être une femme dans un corps d’homme ?

- Non. Cette idée a été inventée, inoculée par une médecine puritaine qui ne pouvait supporter ni le travestissement, ni la sodomie… C’est une idée dangereuse mais qui rapporte beaucoup…

- Beaucoup d’argent au chirurgien, au psychiatre.

- Beaucoup de souffrance à celui qui ne sera jamais cette femme qu’il croit être.

- Une partie de cette souffrance l’eunuque va la partager nécessairement puisqu’il ne pourra plus jouir ?

- Si on entend par jouir éjaculer, c’est certain.

- Mais n’est-ce pas la jouissance masculine ?

- Telle qu’on peut la « mesurer » biologiquement oui. L’éros ce n’est pas ça…

- Mais l’eunuque ne bande plus (et ton sexe érigé que j’adorais) ?

- Il n’a plus d’érections mais il retrouve les pulsations de son pénis dont il jouissait avant la puberté…

- Il n’a plus d’érection. Il n’éjacule plus…(et ton sperme qui me remplissait) N’est-ce pas justement ce « calme », cette absence de libido ?

- Si libido est une quantité définit par l’organe, que l’éros ne s’étend pas à tout le corps, oui.

- La jouissance est organique…

- L’extase est Corporelle ! Il faut distinguer les moments ; le plaisir, la jouissance, la béatitude…

- Ne joues-tu pas sur les mots ?

- Non ! Un corps humain est un corps parlant. La Parole inter-dit, entre dit l’organique. C’est à cause de ce chiasme qu’on peut s’emmêler avec du spirituel et croire qu’il y a de l’âme sans corps ou finir dans du psychosomatique pour qui la psyché c’est l’encéphale et sa pharmacopée !

- Tu jouis de la Parole…

- Oui, « de » la Parole. Le rappel de la marque sur mon corps de ma passivité par mon « daïmon » demandant qu’il soit remarqué par ma castration est un Appel, donc dans la Parole qui parle l’homme : cette Parole c’est Physis « qui aime à se cacher »…

- Dans la parole évidemment puisque tu ne passes pas à l’acte !

- Il s’agit de remarquer… de me rendre à l’évidence de ma passivité « dans ma physis » au sens d’une érotique, non de la sexualité… Il n’y ai pas immédiatement question de passage à l’acte.

- Donc tu ne te feras pas castrer ?

- Si je persiste à refuser la remarque, il y a bien un risque que je passe à l’acte. Mais ce passage devra être rituel.

- Ton rite n’est-ce pas simplement écrire.

Ecrire des histoires de castration ?

- J’écris le plan d’un rite qui sera effectué si je persiste à me refuser à moi-même dans ma totale passivité, la saisie de mon être total. Mon Destin est entièrement dans ma Passivité…

- Cet être total tu l’appelas « Pekka »… Ta première histoire de castration. Tu sembles découvrir ta passivité à cette époque là. Avant, je me souviens… C’est comme si quelque chose c’était produit, un échec, quelque chose qui te faisait prendre la place de Pekka parce que tu n’avais pas pu devenir Arkhos ?

- Pekka et Arkhos comme Tristan et Isolde. Une initiation amoureuse.

- Où la castration, inscrivant thanatos, est le thème principal ?

- Central. Avec, marquée, la différence fondamentale entre une castration intérieure, qui est la « vérité » de Pekka pour Arkhos, du Chaman (Lunaire) pour le Guerrier (Solaire) opposé à une castration vue de l’extérieur ; ceux qui seront castrés pour devenir des « filles ». Pekka n’a pas besoin de la castration. Il n’a déjà qu’un seul « organe ». Entre le pénis et l’anus il y a une sensation plus subtile qui appelle la pénétration éveillant chaque « centre » psychique… Pénétration qui peut être effectuée par une visualisation du Phallus du Mâle Absolu ; Son Corps !

- Castration imaginaire, fantasmée ?

- Non. Imaginale, réelle. La réduction de ses testicules par des onguents, voire leur ablation ne changent rien au corps de Pekka qui est Réceptacle Viril…

- Tu écriras plus tard les Aventures d’Al et Rob… deux aspects de toi-même… ce sont tes deux prénoms que tu utilises pour nommer tes héros.

L’un avec l’autre, c’est ton image au miroir : te regardant par Rob devenant Al et par Al devenant Rob. Comme Rob est ta part active et Al ta part passive mais où Rob donne l’image de celui que tu voulu, par désespoir, devenir. L’Image obsédante. Transportant, ici, le fantasme de castration hors de la dimension du sacré et de la hiérogamie qui forment l’Aventure de Pekka et Arkhos dans une atmosphère plutôt SM, avec des scènes uro, scato…?

- Oui, je renforce l’opposition du passif et de l’actif jusqu’à rendre impossible une comparaison avec la femme / l’homme. Mais effectivement l’aspect initiatique est brouillé. J’étais déçu que rien du « projet » Pekka et Arkhos ait pu se réaliser, n’ai pu me transformer. Mais l’aspect initiatique émerge encore, parfois. Ce n’est plus dans une Terre du Rêve que vivent Al et Rob, ça pourrait être pris sur le vif. Live.

- Ça devient pornographique.

- Oui, une écriture-prostituée. Les porcs sont ailleurs.

Une écriture plus graphique, avec toujours cependant, en vue une érotique puisque le désir de Al d’être castré le fait toujours dépasser sa situation, l’arrache à la vie ordinaire de ce qu’est un couple, ou plutôt un attelage gay, son encodage, triste de consommation.

Et puis c’est tout de même la même Image de l’Homme absolue, de la « Véridité » (plutôt cette Folie plutôt que la vérité !) qui me pousse à écrire cette histoire et qui en l’écrivant me fait accomplir des gestes, une remarque de ma propre castration… J’ai été Pekka – dans une autre part d’existence - et je m’en souviens en étant Al pour Rob, moi et mon autre… C’est avec l’Histoire d’Andros que, sans que l’Image se ternisse, sans que le Dieu Mâle ne cesse d’être adoré en et par moi, que se brise quelque chose, que la castration est un démarcage… qu’Andros vit un échec. Sa castration ne le révèle plus à lui-même mais se découvre à lui comme « déficience organique ». Il a perdu son corps dans le biologique…

« Quand il a finit toute l'opération il ne résiste pas, il écarte les jambes d'Andros à moitié endormi, le baise furieusement. « T'es eunuque ma chérie, grâce à moi, un vrai mec comme ceux de tes rêves de pute avec leur grosse queue et leur couilles juteuses ! C'est le dernier qu'y te prend, car les mecs, les vrais ne voudrons jamais d'un eunuque ! »

Il a baisé Andros qui gît inanimé.

Plusieurs semaines se sont passés. Andros est bel et bien castré.

Le scrotum, recousu est bien vide, pend. Andros est castré, rejeté de la cité. Il s'est réfugié chez Sophon qui le fait d'autant plus souffrir qu'il affirmait maintenant avoir toujours tenu à ce que son désir d'avoir un vagin reste un fantasme, que tout ce qui est extrême soit seulement un stimulant de l'imagination érotique. Il s'étonnait aussi qu'Andros ne se soit jamais méfié de Hélio et de ses fréquentations. « Ne te l'avais-je pas dit, qu'ils étaient dangereux ». Pourquoi lui disait-il tout cela maintenant qu’il était castré, qu’ il n'y avait aucun recours, aucun retour possible ?

Plusieurs semaines passent. Il n'avait plus d'érection, plus de désir. Il se souvenait de Paulus qui s'était fait castrer par un urologue avec une lettre de recommandation d'un psychiatre après une longue période de psychothérapie, de visites médicales. Il s'était fait castré parce qu'il avait une libido qu'il jugeait trop forte, insupportable qui l'empêchait disait-il de s'intéresser à autre chose, qu'il voulait se consacrer entièrement à sa carrière. Eunuque, il était enfin calme, libéré de toute activité sexuelle, de sa culpabilité. Plus d'érection, plus de désir, rien. « C'est ce qu'il te faut découvrir, Andros, ce calme, cette sérénité, enfin plus de sexualité ! ». Plus de sexualité ?. C'était vraiment être mort. Il était mort… Il était calme. Il était sans désir mais le désir de désirer encore le taraudait. Ce n’était que dans sa tête. Il se rappela Andrée. Elle avait été un homme. Elle n'était pas devenue une femme. Elle avait bien un " fuck hole " comme elle disait mais le souvenir de ce qu'elle avait ressenti d'intense, même avec cette bite et ces couilles qu'elle considérait alors comme encombrantes, la hantait encore. Elle ne jouissait plus. Elle devait s'imaginer avec ce qui restait d’un orgasme prostatique, lorsque sodomisée… Mais c'était une jouissance vide. Elle déprimait. Si elle n'avait pu garder sa profession de haut fonctionnaire, elle aurait du se prostituer comme presque toutes ses congénères, sans jamais être de vraies putes ! Faire des tentatives de suicide loupées, dérisoires. Plus jamais homme mais certainement pas femme, elle n'était plus rien que sa profession. L'ennui de la bête la saisissait dès qu'elle se retrouvait chez elle, avec des amis ou seule, traquée par son néant de corps charcuté.

Andros tremblait.

Et sa tête était vide, son corps rempli d'un pesant ennui. Son anus ne répondait plus. Il s'était fait Sodomiser, sans désir par un homme qui ressemblait à l'idole. Un homme qui l'avait acheté comme une hijra,, qui l'avait habillé en fille. Il avait souffert. Il n'avait plus de désir. Il ne semblait guère plus avoir les dons d'un futur shaman. Artémidore refusait de le voir. Il n'y avait que regrets – les regrets d'une victime qui restait consentante dans un lointain rêve de réalisation… cette castration. Il se souvenait de ce que cela évoquait pour lui ; la conquête de son amour, de l'Homme. Mais ce n'était plus que le souvenir d'une victime, d'un viol, d'une atteinte à son intégrité. Il déprimait. Le chirurgien lui accordait un rendez vous. Mais il ajoutait à sa désolation. « Il suffit maintenant de créer un néovagin, opérationnel, n’avez-vous pas déjà les seins qui se dévéloppent… Vous pourrez alors avec quelques hormones avoir l’apparence d’une femme ou bien... s'il s'agit seulement du besoin d'avoir des relations sexuelles ... il y a les patches ou les injections de testostérones... ».

Son désir qu'il croyait libre, qu'il croyait sacré dépendait donc de ces testicules, de ces hormones, l'échec était cuisant, parfait ! ».

- Tu réalises alors à travers cette histoire ce qu’est vraiment la castration ?

- Oui. Telle qu’elle est nécessairement vécue hors d’un rite initiatique. Telle qu’elle est présentée par le discours médical. Ce n’est donc pas la castration et l’être castré en et pour soi que je considère comme un échec. Je constate seulement la relative impossibilité, dans notre société, d’une « métaphysique du sexe », c’est-à-dire de la reconnaissance de la dimension sacrée du sexe, de l’érotisme.

Ma révélation, elle, demeure inentamée.

- « Tu seras castré ! » C’est bien ce que le Mal Mâle dressé te révèle dans cette forêt… ?

- Il y a d’abord, avant la puberté la révélation de cette sorte d’orgasme cosmique. Puis cette autre révélation où le Soleil est le Mâle pour qui je suis la Lune… toute une alchimie … Révélations qui entrent en totale contradiction avec ce qui m’attend dans une société qui va « libéraliser » le sexe, qui va prendre le plaisir sexuel pour un but en soi, qui lui ôte toute transcendance…

- Et c’est cette société qui va gagner contre toi, contre ton corps défendant. Tu vas t’éloigner de toi-même et jouer leur jeu ?

- Jamais complètement. Mais oui, je me compromets. Je souhaite être un autre comme moi-même, par trop de possible, par trop de nécessité. Désespéré. Et puis un jour mon Daïmon me met entre les mains cette Image fatale : Le Père !

- L’image te rappelle ton père, le père que tu as désiré ?

- Non. Je n’ai pas désiré mon père. Mais quelque chose de mon père ; l’image du Jeune Soldat athlétique qu’il évoquait parfois. Du Jeune Soldat dont je voulais être le compagnon. Non pas mon père (bien que l’inceste au père envisagé du côté du fils me semble important et déstabilisant pour ceux qui accusent toujours le désir du père, le viol…) mais Le Père, pangéniteur, celui qui est avant ce dieu enfamillé , avant l’unique Falsificateur (et sa trinité criminelle Jehova - Jésus-Christ - Allah). Lui en qui je co-naissais à mon Corps, par qui mon souffle s’extrait de la vie comme vie pour me faire pleinement exister !

- Mais l’Image, c’est Jake , un modèle de chez Colt Studio !

- Pour moi il est tout autre chose.

Dès l’instant où j’ai vu cette image, le geste évoquée par cette image, il n’était plus Jake mais icône.

- L’Incube qui vient te pénétrer et susciter ton orgasme pour s’en nourrir ?

- Le résultat d’une invocation effectivement. Il est le Signe, le Linga. Son corps est son Phallus et en son Phallus j’adore son corps qui constitue, institue, le mien… Tout ça était dans ma première révélation… mais il y a ce rappel à l’ordre d’une révélation qui a été quelque peu trahie, compromise. Puis il y a cet incroyable désir d’être castré par et pour Lui.

- Par lui, Jake, malgré tout, son nom est partout en anagrammes. Cet incroyable désir, désir fou pour une Image. Partout dans tes histoires, tes collages, ton Tarot. Partout. Sans jamais mutiler cette image. Il est l’Homme et exige à l’autre de rejoindre Sa Virilité par la castration…

C’est lui que Al, reprenant le nom de Pekka dans un épisode d’Al et Rob, retrouve sur ce ring où le vaincu doit être castré, offert en esclave au vainqueur et, où bien sûr, Al choisi avec ostentation d’être vaincu pour être entièrement à son vainqueur ?

- Etre à son vainqueur, le Guerrier et être consacré Chaman par la castration. Le Guerrier représente, incarne le Pangéniteur, Le Guerrier est l’officiant. Je veux être castré en Son Nom par l’officiant qui me prendrait pour sa mâle. Pour que la castration soit un marquage initiatique, il faut un lien, de l’affect. Qu’elle soit désirée par les deux pôles du mâle et de la mâle.

- De telles conditions sont irréalisables parce qu’en fait tu parles d’amour. Tu formules, par une torsion, une demande d’amour… Désires-tu vraiment être castré pour « prouver » que ta passivité est ton être essentiel pour un homme que tu es toi-même ? C’est seulement du côté de l’écriture que tu confonds la « disponibilité » d’un Destin avec une passivité physique, passivité que tu construis, après coup, sur cette disponibilité… De fait tu t’interdis ainsi tout passage à l’acte. Ta castration c’est l’écriture. Ecrire effectue l’excision (ektomé) de l’indéfini, plan profane, pour entrer, par Epoché dans l’infini acausal…Tu te fais un corps, ton double étherique, en papier. Là, tu n’as déjà plus de couilles. Tu exhibes un tout petit pénis, presque effacé… un corps viril, tatoué, crâne chauve et barbiche de diable…Goathead !

- Non ! L’écriture construit le scénario d’un rite qu’un lecteur initié peut très bien décidé d’accomplir avec moi. Je le met en scène pour qu’il me rencontre, que nous tombions d’accord pour accomplir le geste … irrépressible évidence…

- Malgré l’opacité de la page ?

- La transparence de la toile… la stratégie de l’Araignée…

- Mais enfin tout ce qui se passe, ici, sur cette page, ce dialogue feint…L’un comme l’autre nous sommes des produits de l’imagination de notre auteur…

- Nous existons donc dans l’autre monde : dans l’underworld, dans le monde imaginal.

- Oui, je vous le dis, moi votre auteur, vous êtes l’un l’autre, moi, moi et moi, au miroir enlacé à mon image répondant à, inventant l’Ordre du Narcisse des Ténèbres avec vous… et le rite de cette castration possible… avec toi…

© A.R.G 2003



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