C'étaient les couilles de Nicolas (III)
By: luqa

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Christian n’alla pas travailler ce jour-là, ayant décidé de  passer avec moi toute cette dernière journée parisienne. A dire vrai, il fut essentiellement question de tuer le temps : les heures me semblaient  s’écouler avec une lenteur désespérante, malgré les efforts réels que déployait mon compagnon pour m’occuper l’esprit. Je me souviens entre autres choses  de la séance de rasage d’une longue promenade sur les quais dans la lumière du soir qui descendait sur Paris, et d’un dîner dans un bistrot près de l’Odéon… À 21 heures, nous étions de retour chez Christian ; le moment de la séparation approchait. Avec sa délicatesse habituelle, il nous rendit les choses plus faciles, en évitant les effusions larmoyantes : il se contenta de me serrer très fort dans ses bras, me souhaitant bonne chance dans ma nouvelle vie,  me poussa doucement sur le palier, et referma la porte de l’appartement. J’étais désormais tout seul. Je me retrouvai sans savoir comment sur le quai d’une station de métro. A 22 heures tapantes, j’arrivai Gare du Nord et  me dirigeai vers les portillons du RER. Il n’y avait quasiment personne sur les quais de la ligne pour Roissy. Mon cœur battait à se rompre : lequel de ces voyageurs allait se diriger vers moi et enclencher l’engrenage infernal ? Ce n’était quand même pas ce petit vieux à l’allure minable, ni cette mère de famille au visage fatigué, qui tentait vainement de garder calmes trois garçonnets remuants ?Un premier train passa, dans lequel s’engouffrèrent les quelques personnes présentes sur le quai . Pendant quelques minutes, je fus seul dans la station. Il était 22 heures 15. Je n’étais pourtant pas arrivé trop tard au rendez-vous… Peut-être la personne qui devait me prendre en charge m’avait-elle observé sans que je le sache, et avait-elle finalement conclu que je ne ferais pas l’affaire ? Peut-être toute cette histoire n’était-elle en fait qu’une phénoménale mystification ?Encore une fois, je commençais à douter de tout, y compris de moi-même, lorsque je les aperçus au bout du quai, qui marchaient dans ma direction sans me quitter du regard. Il étaient deux, un grand brun baraqué et un petit blond trapu, qui sentaient la banlieue à plein nez : même uniforme du parfait skinhead :  jeans savamment déchirés ,  bombers cachant à demi un t-shirt blanc ; en prime, les inévitables Doc Martens… Mais je dois avouer qu’au fur et à mesure qu’ils se rapprochaient de moi, je les trouvais tous deux assez appétissants, avec leurs cheveux courts, leurs mâchoires carrées, leurs yeux clairs et l’impression d’extrême virilité qui de dégageait d’eux. Je ne pouvais détacher les yeux de leurs cuisses musculeuses, ni du renflement que soulignait chez l’un comme chez l’autre la décoloration plus accentuée de leur braguette. Deux petites frappes, qui se savaient  bien foutues et qui en jouaient…« C’est toi Nicolas Lormont ? » me demanda le petit blond quand il arriva à ma hauteur. Devant ma réponse affirmative, il eut un sourire mauvais. « Alors, tu me donnes ton passeport, et tout ce que tu as sur toi. Et n’essaie surtout pas de jouer au plus fin avec nous, si tu ne veux pas qu’on devienne méchants ! »Sans discuter, je m’exécutai, et lui remis ce qu’il me demandait : en plus du passeport, j’avais sur mois une vingtaine d’euros, qu’il mit dans sa poche sans plus de cérémonie. Pour s’assurer que je n’avais rien gardé sur moi, le brun entreprit de me fouiller ; il me sembla qu’il s’attardait plus que nécessaire sur les poches arrière de mon jean, mais peut-être était-ce simplement l’effet de mon imagination… Une nouvelle rame arrivait dans la station, et, m’empoignant chacun par un bras, ils me poussèrent sans ménagement dans un wagon quasiment vide. Nous nous installâmes à une extrémité, à bonne distance des quelques voyageurs qui occupaient le compartiment, et qui devaient de toute façon être plus occupés par la perspective de leur nuit prochaine que par la présence à quelques mètres d’eux de trois individus au comportement étrange.Nous n’échangeâmes aucune parole pendant quelques minutes. Assis en face de moi, les deux skins me dévisageaient fixement, les mains dans les poches de leur blouson ; pour ma part, je n’osais pas trop les regarder, de peur qu’ils s’aperçoivent de l’effet qu’ils produisaient sur moi.Au bout d’un certain temps, le blond, qui semblait décidément le chef, entra dans le vif du sujet :« Alors, c’est vrai qu’on va te couper les couilles ? »Je me sentis rougir et baissai la tête sans répondre. Une paire de claques, assénée par le grand brun, me remit immédiatement les idées en place :« Tu réponds, quand mon copain te pose une question, sale tapette ! On te demande si c’est vrai qu’on va te les couper ! » Et, joignant le geste à la parole, il empoigna violemment mon entrejambe. Je me tordis de douleur ; dans un souffle, je répondis que c’était vrai.« Voyez-vous ça, reprit le premier, un pauvre petit pédé qui s’en va se faire couper chez les Arabes. Sans doute parce qu’il n’a jamais rencontré de vrais mecs par chez nous, hein ? Dis-donc, Steph, on lui montrerait pas un peu à quoi ça ressemble, un  mec  bien monté? » Tout en regardant son compagnon, il commença à se masser l’entrejambe à travers son jean. Le dénommé Steph se mit à ricaner, et se pencha vers moi pour me caresser la joue, me soufflant au visage une haleine particulièrement alcoolisée :«  Ouais, ça me brancherait pas mal de m’occuper de la petite chérie avant de la livrer au Turc, et je suis sûr qu’elle aimerait ça aussi, la salope… »Je me gardai bien de faire le moindre commentaire, et jugeai même utile de prendre l’air effrayé ; dans mon for intérieur, je trouvais évidemment très excitant le tour que semblaient prendre les événements, et je sentais ma queue  exactement du même avis.Nous arrivions à Roissy. Les deux skins m’encadrèrent, et nous sortîmes de la gare pour pénétrer dans l’aéroport, quasiment désert à cette heure tardive. Au lieu de se diriger vers le hall principal, ils m’entraînèrent vers un ascenseur, et nous prîmes la direction des sous-sols. Le parking dans lequel nous débouchâmes était plongé dans une demi-pénombre. Mes deux accompagnateurs me poussèrent vers une petite porte au-dessus de laquelle brillait une petite lumière verte, et nous nous retrouvâmes dans des toilettes éclairées faiblement par la lumière blafarde d’un néon.« Maintenant, fous-toi à poil, et vite ! » m’intima le brun à peine son acolyte avait-il refermé la porte du local. Décidément, il semblait bien que ce fût lui la « tête pensante » du couple, si je peux qualifier de pensée l’assemblage plutôt sommaire d’idées qui semblait constituer son cerveau. Enfin, nous n’étions pas là pour parler philosophie, comme me le rappelait de façon insistante ma queue qui battait furieusement dans mon slip…Je m’exécutai donc sans attendre, offrant aux yeux des deux hommes le spectacle d’une érection triomphante.« Putain, mais c’est qu’elle est excitée, la salope ! » s’exclama le blond. « T’as vu comme elle mouille ? » ajouta-t-il en désignant à l’autre les gouttes translucides qui, l’une après l’autre se formaient  au bout  de mon gland pour s’écraser mollement sur le carrelage. C’est vrai, j’étais excité comme rarement je l’avais été, à l’idée de ce que les deux loubards allaient sans doute me faire subir.«  T’avais raison , Steph, reprit le brun, elle aime la bite, cette traînée. Elle va être servie…En moi-même, j’avais presque pitié de ces deux pauvres types, qui, en parlant de moi au féminin, reproduisaient tous les clichés que leur univers borné avait dû leur mettre dans la tête ; j’avais à faire à deux machos de la pire espèce, de ceux sans doute qui tabassent leur femme régulièrement et vont « casser du pédé » de temps en temps pour  se rassurer sur leur virilité. Sans témoins dans cette pièce mal éclairée, ils allaient pouvoir se servir de moi pour assouvir des phantasmes inavouables…- Eh mais regarde , elle a la chatte complètement rasée… Quand je pense que ma gonzesse n’a jamais voulu le faire, ça me fout les boules ! Putain, mais c’est qu’elle me ferait bander !  Il me fit mettre à genoux devant lui et déboutonna sa braguette, laissant sortir de son jean une queue à demi dressée, au gland à peine décalotté, qu’il m’enfourna dans la bouche. J’eus un haut le cœur tant était forte l’odeur qu’elle dégageait : un mélange âcre d’urine, de sueur et de vieux sperme . Je la sentais prendre du volume  au fur et à mesure que ma langue s’activait autour du gland, dont la base était recouverte d’une épaisse couche fromageuse. De la pointe de la langue, je décollai quelques particules au goût aigre, que j’avalai pour m’en débarrasser . Le petit blond avait l’air d’apprécier ce décrassage : il se tortillait en soupirant, ondulant des hanches d’une façon très suggestive. A l’intérieur de ma bouche, son gland avait  au moins dû doubler de volume : ma langue en percevait désormais toutes les granulations, ce qui signifiait que sa jouissance était proche ; il empoigna brusquement ma tête et la plaqua contre son ventre : le nez dans un buisson de poils blonds trempés de sueur, je sentis plusieurs jets s’écraser contre le voile de mon palais, et un liquide salé me couler dans la gorge, que j’avalai avec délectation : j’ai toujours adoré qu’on me jouisse dans la bouche, et en croyant m’humilier, cet imbécile me faisait en réalité la plus belle des faveurs… Je recueillis jusqu’à la dernière goutte du précieux liquide, avant que le loubard reprenne ses esprits et réalise qu’il avait pris  du plaisir à se faire sucer par un mec. Il eut une grimace de dégoût, et me repoussa violemment en arrière. Je tombai sur le dos. Avant que j’aie pu me relever, il s’était jeté sur moi, et, m’empoignant les couilles, me les tordit violemment. Je poussai un hurlement de douleur, et la pièce commença à tourner… Je perdis conscience.Une série de violentes secousses me firent revenir à moi : j’étais allongé sur le ventre, le visage contre le carrelage humide,  et une bite était en train de me limer sans ménagement : son va et vient puissant  était rythmé, à chaque coup de reins, par le choc contre mes fesses lisses de lourdes couilles poilues. Complètement allongé sur moi, le type m’écrasait de tout son poids, et je sentais dans mon cou ses halètements de plaisir. Le martèlement s’accélérait ; sans même m’en rendre compte, je m’étais mis à onduler du bassin, autant que me le permettait la masse qui me plaquait au sol, pour mieux accompagner les mouvements du sexe qui me labourait. Je réussis même à plaquer les deux mains sur une paire de fesses musclées et couvertes de poils rêches, comme pour signifier au mec qui me besognait de s’enfoncer encore plus profondément en moi. Dans une crispation de tous ses muscles, il finit par se libérer en gueulant, et s’immobilisa. Je sentais résonner sur mon dos les battements désordonnés de son cœur.«  Eh ben mon cochon, t’as eu l’air de prendre un sacré pied ! »Je reconnus la voix du blond.Se retirant de moi brusquement, l’autre se mit à rire : « Putain oui, elle était bonne, la chienne, bien chaude et serrée. Si c’est toujours comme ça de baiser une tante, je crois bien que je vais devenir un peu pédé… Allez, salope, décrasse moi la bite maintenant ! » m’ ordonna-t-il en m’empoignant par un bras.Je me retrouvai agenouillé devant sa queue, qui, même si elle avait déjà à demi débandé, conservait encore des dimensions assez impressionnantes. Je l’engloutis sans hésiter et commençai mon nettoyage, réussissant même à en extraire les dernières gouttes d’un sperme qui me parut plus sucré que celui de son compagnon.Je nourrissais  l’espoir que mes savantes caresses parviendraient peut-être à redonner de la vigueur à ce membre qui en érection devait être absolument splendide ; espoir un peu naïf, car c’était  tout le contraire qui se produisait ; au bout de quelques minutes, je n’eus plus en bouche qu’une saucisse flasque, qui semblait rétrécir un peu plus à chaque instant. M’interrompant un instant, je relevai les yeux : comme tout à l’heure avec le blond, je vis un profond mépris dans les yeux du beau brun.« Baisse les yeux ! Qui t’a dit de t’arrêter ? J’ai pas fini de te remplir la gueule » ricana-t-il. Dans l’instant qui suivit, je compris ce qu’il voulait dire, quand je sentis un liquide amer commencer à remplir ma bouche. Il en arrivait de plus en plus, et j’avais du mal à tout avaler sans m’étrangler ; je réussis pourtant tant bien que mal à ingurgiter la totalité de l’urine qui venait de m’être si généreusement délivrée. « Mais c’est un véritable chiotte, cette femelle… s’exclama le brun, d’un ton vaguement inquiet, en se retirant de ma bouche . Tu te rends compte ? elle a bu toute ma pisse, et en plus, elle a l’air d’aimer ça » Je sentais bien qu’il commençait à être un peu dépassé par les événements, ce genre de comportement ne devant pas être des plus fréquents dans les rapports évidemment très conventionnels qu’il  entretenait sans doute avec ses partenaires.Le blond, lui aussi, semblait un peu désarçonné, mais je vis bientôt se dessiner sur ses lèvres un sourire mauvais, et j’eus en une fraction de seconde le pressentiment de ce qui allait suivre. Il se dirigea vers moi en dégrafant une nouvelle fois  son jean, qu’il laissa tomber sur ses chevilles. Je ne pus m’empêcher d’admirer une nouvelle fois sa bite, nichée au milieu d’une forêt blonde. Mais c’était de l’autre côté que les choses allaient se passer.Il se retourna, me mettant sous le yeux une paire de fesses très poilues elles aussi, qu’il saisit à pleines mains pour bien les écarter, découvrant une rondelle à première vue pas très propre, ce que semblait confirmer le fumet aigrelet qui s’en dégageait.« Puisque tu aimes faire le chiotte, je vais te donner une bonne occasion de montrer ce que tu sais faire. Torche-moi le cul ! »Christian m’avait bien sûr initié au scat, mais c’est quand même une pratique très particulière, que je n’avais jamais pratiquée que dans un total climat de confiance, et fortement stimulé par du poppers. Là, il s’agissait de tout autre chose.L’anus que mon tortionnaire m’avait mis sous le nez était vraiment peu appétissant : j’avais la nausée rien qu’en voyant les particules de merde qui étaient restées attachées aux poils, et qu’il allait falloir nettoyer. Mais je n’avais pas le choix. Fermant les yeux, je commençai donc à lécher abondamment toute la zone, en essayant de ne pas trop me concentrer sur la saveur âcre qui envahissait petit à petit ma bouche , et en m’amusant plutôt de la réaction  inattendue du petit macho blond aux caresses que je luis prodiguais : il commençait en effet, tout en se tortillant sous ma langue, à pousser des soupirs très suggestifs,  qui laissaient à penser qu’il prenait un plaisir très particulier à cette stimulation de son orifice. Je me sentis donc autorisé à pousser plus profond mes investigations, et commençai à forcer du bout de la langue : incroyable ! il s’ouvrit littéralement sous la pression que j’exerçais, me donnant libre accès à son intimité la plus secrète – en fait de secret, il me semblait à la réflexion bien ouvert pour un hétéro pur et dur : j’étais de plus en plus persuadé qu’il était beaucoup plus versé dans la fréquentation des circuits hards de Paris qu’il voulait bien le laisser croire, et pas pour y jouer les gros durs…. Il gémissait maintenant sans retenue, à tel point que son acolyte finit par trouver ce comportement étrange :«  Eh, mais on dirait que ça t’excite de te faire lécher le cul… T’aurais pas des envies de te faire mettre, quand même ? - Non mais ça va pas ? Tu me prends pour un pédé ou quoi ? »   Le blond m’ avait  repoussé violemment, et, rouge de colère ou de confusion, il marchait sur l’autre les poings levés, ce qui signifiait bien qu’il avait été touché à un point particulièrement sensible.« T’énerve pas, Marco, c’était juste une blague… Faut pas être nerveux comme ça ! Tiens, finis donc de t’éclater avec ta salope, mais dépêche toi, car il commence à être tard… »Mais le cœur n’y était plus : le dénommé Marco remonta son jean en maugréant, et m’intima l’ordre de me rhabiller moi aussi, non sans m’avoir auparavant gratifié d’un nouveau coup de pied dans les couilles, que j’esquivai heureusement en partie. Je me dis en guise de consolation qu’une fois que j’aurais été castré, personne ne pourrait plus me faire subir ce genre de traitement….  Deux minutes plus tard, nous arrivions au comptoir d’une petite compagnie privée, apparemment turque, à proximité duquel se tenait un homme d’une quarantaine d’années qui semblait manifestement attendre quelqu’un. Le blond se dirigea vers lui, et lui remit mon passeport. L’homme le parcourut rapidement, puis se mit à me dévisager avec insistance. Instinctivement, j’avais baissé la tête : étais-je déjà en présence de celui à qui j’allais tout devoir sacrifier, ou s’agissait-il, encore une fois d’un simple intermédiaire ?J’entendis un bruit de billets que l’on froissait, la voix des deux skins qui remerciaient servilement leur interlocuteur, puis le bruit de leurs pas qui s’éloignaient dans le hall désert.L’homme s’approcha de moi, me releva le menton et me dit  en me fixant droit dans les yeux :« Ecoute bien ce que je vais te dire, car je ne le répéterai pas : tu viens de terminer ici ta vie humaine. Désormais, tu n’es plus rien qu’un objet animé, et en tant que tel, il t’est absolument interdit d’ouvrir la bouche, de poser la moindre question sans que je t’en aie donné l’autorisation.. Me suis-je bien fait comprendre ?Le rêve devenait réalité ; dans un souffle, je m’entendis répondre « Oui, Maître ».Un sourire passa sur ses lèvres, et il hocha la tête en signe d’approbation. Après m’avoir fait signe de ne pas bouger, il se dirigea vers le comptoir et régla les formalités d’embarquement. Quelques instants plus tard, il était de retour devant moi, et d’un geste de la tête, me fit signe de le suivre.Nous ne prîmes pas la direction des contrôles de police habituels : tapant un code sur une petite porte discrète située dans un coin du hall d’embarquement, il me fit pénétrer dans un couloir  dont le sol était recouvert d’une épaisse moquette, et qu’éclairait la lumière tamisée de quelques spots disposés çà et là dans le plafond. Il s’arrêta devant une seconde porte, qui portait l’inscription « VIP 1 », l’ouvrit avec une carte et s’effaça pour me laisser rentrer.J’avais pénétré dans un luxueux salon, aux fenêtres occultées par des stores, et dans lequel un canapé de cuir blanc occupait la place centrale.L’homme referma soigneusement la porte derrière lui, et m’intima l’ordre de me mettre en slip.Sans la moindre hésitation, je commençai à retirer mes vêtements.« Jambes écartés, mains derrière le dos, et tête baissée »Je m’exécutai, en même temps que je sentais ma queue commencer à durcir. L’homme s’approcha, et commença à me palper les cuisses et les biceps. Il s’attarda ensuite longuement sur les muscles de mon dos et sur mes abdominaux, ignorant superbement les efforts que faisait ma queue pour se libérer de la prison de tissu qui l’enserrait. Il me releva enfin la tête sans ménagement , et m’ordonna d’ouvrir la bouche. Je sentis ses doigts fouiller l’intérieur de mes joues, pendant qu’il examinait mes dents. J’aurai bien risqué quelques mouvements de la langue, mais je n’osai pas. Il eut l’air satisfait de ce qu’il avait trouvé. Instinctivement, j’avais de nouveau baissé la tête.« Regarde-moi ! »En relevant la tête vers lui, je pus me rendre compte à quel point il était beau ; c’était un homme massif, d’une petite quarantaine d’années, large d’épaules dans sa chemise blanche dont l’échancrure laissait entrevoir une épaisse toison noire. Son jeans avait du mal à contenir la musculature de ses cuisses. Il avait des yeux verts absolument splendides, une mâchoire carrée mise en valeur par une barbe de quelques jours qui semblait savamment entretenue. Il me fixait méchamment, avec sur les lèvres un sourire mauvais.« Qu’est-ce qui te fait penser que nous allons t’accepter dans notre groupe ? Réponds ! »Un peu désarçonné par la question, je tentai en quelques fractions de secondes de me représenter le type de réponse qu’il attendait de moi. Devais-je être sincère, ou jouer l’habitué des backrooms ? j’optai pour le première solution.« J’ai très peur de ce que je suis en train de faire, Maître, mais je sais une chose : être réduit à l’état d’objet est ce que j’ai toujours espéré ,sans jamais rencontrer celui qui saurait m’amener à tout lui sacrifier. Si cela est envisageable, je souhaite profondément vous servir de mon mieux.-         Tu as bien réfléchi aux termes du contrat que nous allons te faire signer si nous t’acceptons ?-         Oui, Maître.-         Tu es bien conscient que nous allons te couper les couilles et la queue ? C’est bien ce que tu as choisi ?-         Je veux vous servir de toutes mes forces, quel qu’en soit le prix à payer pour moi. » Apparemment, j’avais passé avec succès cette première épreuve. L’homme s’assit alors à une petite table, après avoir tiré de son attaché-case une liasse de feuilles.« Approche ! »Il me tendit un stylo, et me montra où je devais signer. Un mouvement idiot me poussa à ne pas faire ce qu’il attendait de moi, et je pris la liasse dont je commençai à parcourir la première feuille. J’eus juste le temps de me rendre compte que le texte était en anglais, avant que l’homme m’arrache la liasse des mains et m’assène un coup de poing retentissant dans l’estomac. Suffoqué par la douleur, je m’écroulai à terre en hoquetant.Une volée de coups de pied s’abattit sur mon dos, mes cuisses. L’homme hurlait :« C’est comme ça que tu prétends me servir ? Espèce de sous-merde, pour qui te prends-tu pour oser discuter un de mes ordres ? Relève-toi immédiatement et signe ce papier avant que je m’énerve vraiment ! »Pour être réussie, voilà une première prise de contact qui était réussie…. Qu’est-ce qui m’avait donc pris d’hésiter ? Quel imbécile j’avais été... Comme si ce réflexe naturel chez un homme de ne pas signer sans avoir lu pouvait encore s’appliquer à moi, qui n en étais justement déjà plus un …Je me relevai péniblement en m’excusant de la façon la plus soumise possible. Sans un mot, le Maître me retendit la liasse, que je signai là où il me l’indiquait.« Parfait. Légalement, tu es donc maintenant la possession du groupe . Les choses sérieuses peuvent commencer…. »(à suivre) 

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