c'étaient les couilles de Nicolas (VI)
By: luqa

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[GAY] [PENECTOMY] [TESTICLES] [NULLIFICATION]

Nicolas, un jeune parisien, cherche sa voie dans la soumission extrême


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VI

Cela fait trois jours maintenant que j’ai franchi , enchaîné à Paul (car c’est ainsi que se nomme mon compagnon de cellule) la lourde porte qui sépare notre domaine de la cour centrale du palais.

On nous a d’abord conduit dans une petite salle ressemblant à une infirmerie, où – cela n’a pas vraiment été une surprise pour moi- nous attendait Peter, le nullo qui m’avait percé et tatoué à Roissy. Contrairement à la veille, il était complètement nu, à l’exception d’un large collier de cuir qui enserrait son cou. D’un léger clin d’œil, il m’a fait comprendre qu’il me reconnaissait, et nous a fait placer dans un angle de la pièce, dans l’axe d’ une caméra fixée au plafond. Après avoir pris la précaution de nous menotter les mains derrière le dos, et d’attacher Paul au mur, il a libéré ma queue de la coque de plexiglas qui l’emprisonnait depuis la veille, et, très délicatement, il a commencé à nettoyer mes plaies. Inutile de dire la frustration qui était la mienne : l’effleurement du premier coton sur mon gland a évidemment provoqué une réaction immédiate, d’autant plus pénible à supporter que je la savais totalement vaine. J’ai donc essayé de me concentrer sur autre chose, en attendant que l’infirmier ait fini, mais c’était vraiment difficile, d’autant que Peter semblait prendre un malin plaisir à prolonger ses effleurements plus qu’il n’aurait été nécessaire. Il allait sans doute falloir ensuite supporter le nettoyage et la désinfection du Prince Albert , mais là, j’avoue que j’ai été surpris, désagréablement, cela va sans dire…

Au lieu de s’occuper de l’anneau en question, Peter a saisi sur un petit chariot une sorte de butt plug métallique , et, sans ménagement, me l’ a introduit dans le cul. Etant donné l’envie qui me tenaillait depuis des heures d’aller chier, cela a été extrêmement douloureux. Après quoi, il m’ a détaché de Paul, et m’a conduit, toujours menotté , sur une petite estrade disposée contre l’un des murs de la pièce. Il m‘a fait placer face au mur, auquel il a assujetti fermement mes bras et mes chevilles, après me les avoir fait écarter au maximum. Puis il a introduit ma bite dans le trou central du panneau. J’ai entendu un léger déclic, puis mon sexe s’est trouvé comme aspiré vers le fond de son logement. J’ai alors senti un tube métallique s’introduire lentement dans ma verge puis s’immobiliser. Dans le même temps, j’entendais Peter s’agiter derrière moi, et j’ai compris qu’il connectait les fils du butt plug. J’ai senti presque immédiatement des impulsions électriques qui partaient de mon anus pour se propager vers ma bite. La sensation était absolument épouvantable, et j’ ai commencé à me tortiller dans mes liens pour faire arrêter le supplice. Au bout de quelques instants, j’ai eu conscience d’ un liquide épais qui s’écoulait lentement de ma queue, sans éprouver pourtant aucune des sensations habituelles de l’orgasme : ni érection, ni contractions, ni battements de cœur, ni évidemment le moindre plaisir. On m’avait vidé de mon sperme comme on trait une vache.

Voilà sans doute comment ils calment tous les adolescents en pleine puberté ou les vrais mâles qui tombent entre leurs mains, en attendant de les castrer… A quelle fréquence va-t-on m’appliquer ce traitement horrible ?

Un claquement dans la paroi qui me fait face, et je vois s’ouvrir un petit compartiment qui contient un tube rempli à moitié d’un liquide blanc. Peter s’en saisit et le transvase très soigneusement dans un flacon dont il me présente l’étiquette : elle porte mon nom, et un code barre que j’imagine semblable à celui que je porte désormais inscrit sur ma peau.

La machine infernale recrache ma bite, et mon cul expulse le plug en même temps qu’il se libère, à ma grande honte, de tout ce qu’il contient : trop sonné par Peter , après avoir défait mes liens, me ramène auprès de Paul, auquel il m’enchaîne à nouveau. A son regard mobile, je comprends que le jeune eunuque n’a pas perdu une miette de ma vidange de couilles. Evidemment, lui qui n’a jamais produit de sperme doit être particulièrement intéressé….

Peter me dirige vers une douche installée dans un coin de la salle. Se saisissant d’un tuyau d’arrosage, il me rince grossièrement à l’eau froide pour me débarrasser de ce que je viens d’expulser. Puis il me rattache tout grelottant, au collier de Paul.

Nous faisant sortir de la salle de traite, il nous entraîne par un labyrinthe de couloirs jusqu’ à une cellule assez spacieuse qui comporte deux petites couchettes situées de part et d’autre d’une table scellée dans le sol. Après avoir désolidarisé nos liens, il relie notre collier à un gros anneau qui surplombe la tête de chaque lit, non sans avoir réajusté autour de ma queue sa cage de plexiglas.

Avant de quitter la cellule, il me chuchote que c’est lui qui est de garde ce soir dans la salle de vidéosurveillance et qu’il déconnectera d’ici à une vingtaine de minutes la caméra qui veille sur la pièce.

Cette dernière remarque me laisse perplexe : quel jeu joue exactement Peter dans l’organisation qui nous a achetés ? Quel intérêt a-t-il à me faire une faveur ?

La porte s’est refermée sur lui. Méfiant, je décide dans un premier temps de ne tenir aucun compte de l’information qu’il m’a donnée, et de prendre un repos à mes yeux amplement mérité. Allongé sur ma couchette, je tente de faire le tri dans tout ce que j’ai vécu depuis vingt-quatre heures et d’examiner aussi froidement que possible quel va être mon avenir à court et moyen terme : il est quasiment certain, si j’en juge par ce que j’ai pu percevoir du fonctionnement de l’organisation qui m’a acheté, qu’on ne va pas m’opérer dans l’immédiat : pourquoi m’aurait-on dans ce cas fait ces piercings qu’une nullification rendrait sans intérêt ? Non, ces gens-là ont tout calculé : leur délectation devant la torture que vont constituer des semaines ou des mois de chasteté forcée ; les mises en scènes perverses auxquelles ils vont me soumettre ; le spectacle de ma lente déshumanisation…. ils vont d’abord s’amuser longtemps avec moi avant de me découper sans doute petit à petit : je m’imagine perdant une couille pour commencer, puis l’autre sans doute en punition d’une faute quelconque ; j’imagine la lente transformation , la féminisation progressive qui s’ensuivront, mon consentement résigné enfin à la perte de ce qui ne constituera plus qu’un organe inutile… Cette lucidité sur le sort qui m’attend ne m’empêche pas, bien au contraire, d’y consentir de toutes mes forces. Je ne suis pas dupe du fait que tout cela ressemble un peu trop à un mauvais film, mais je veux tenir mon rôle dans ce film, du mieux que je pourrai.

La caméra, qui depuis que la porte s’est refermée sur Peter, balayait en continu l’espace de la cellule s’est arrêtée. Soupçonnant un piège grossier, je ne réagis absolument pas, mais après quelques minutes, je commence à me dire que Peter n’a peut-être pas menti. Je me redresse sur ma couchette et interpelle mon compagnon. Il ne réagit pas tout d’abord, par crainte d’une éventuelle punition, mais quand il comprend que j’ai raison, il ne se fait pas prier pour me raconter son histoire.

Il a quatorze ans, et se prénomme Paul. Enfant abandonné, il a été recueilli et adopté, à l’âge de deux ans, par un couple de médecins lyonnais. Sa mère adoptive étant morte quand il avait six ans, il a été élevé par son père, qui très vite, s’est mis à abuser de lui, donnant libre cours à des pulsions qu’il avait sans doute assouvies jusque là en dehors du cadre familial. Elevé complètement à l’écart des autres enfants, Paul trouvait normal de tout partager avec son père, y compris les moments les plus intimes.

Obsédé par l’idée que la puberté risquait d’éloigner définitivement son fils du mode de vie qu’il lui avait inculqué, ce dernier avait décidé d’en prémunir définitivement le jeune garçon : le jour de ses dix ans, il l’avait lui-même castré, bloquant irrémédiablement le développement futur de l’enfant dont le pénis avait fini par s’atrophier. Paul s’était contenté des explications que son père lui avait fournies concernant les questions qu’il ne pouvait manquer de se poser : il avait souffert d’une maladie rare qui avait obligé son père –n’était-il pas lui-même médecin ?- à lui enlever les testicules ; mais il lui ferait régulièrement des piqûres qui les remplaceraient ; bien sûr, il lui faudrait peut-être attendre un peu plus longtemps que les autres garçons pour avoir des poils et un gros zizi comme papa, mais il pouvait être sûr que cela arriverait un jour… Paul, tranquillisé, n’avait plus posé de questions. Il recevait sans broncher, deux fois par mois, une grosse injection d’hormones – en réalité du sérum physiologique, et avait trouvé tout naturel de continuer à vivre comme avant ; comme par le passé, il servait donc de vide-couilles à son père, qui l’enculait invariablement deux fois par jour. Quelques semaines après sa castration, les érections du garçonnet étaient devenues quasiment inexistantes, et il avait fini par ne plus même penser à la virgule qui ballotait entre ses cuisses au rythme des coups de boutoir de son père. Il en était même arrivé à éprouver un certain plaisir à recevoir en lui le sexe énorme qui remplissait régulièrement ses orifices.

Tout aurait continué ainsi sans l’accident de moto qui avait coûté la vie à son père. Dans l’heure qui suivit l’annonce du décès, deux hommes en noir sonnèrent à la porte de la maison familiale : la grand-mère, qui était venue ouvrir, fut immédiatement chloroformée ; toutes les recherches pour retrouver le garçonnet restèrent sans résultat ; comme on l’apprit quelques heures plus tard à Paul, le défunt avait également envisagé l’hypothèse de sa disparition prématurée, et avait dans cette optique vendu l’enfant au réseau qui l’avait exfiltré par le même avion que moi. Il était maintenant esclave jusqu’à la fin de ses jours, et très inquiet sur le sort qui allait lui être réservé, ses nouveaux propriétaires ayant évoqué à son propos un « grand projet » qu’aurait eu son père…

Après avoir terminé son récit, Paul se met à son tour à me questionner : il veut tout savoir de moi, sur les raisons de ma présence dans cette cellule. J’essaie de lui expliquer le plus simplement possible : il semble fasciné à l’idée qu’on va m’enlever mes organes génitaux, et me pose énormément de questions sur mon expérience SM. Je me rends compte que bien évidemment, il ne connaît rien à cet univers et j’essaie de lui faire comprendre qu’il va sans doute être utilisé comme objet sexuel d’adultes brutaux. Il ne semble pas s’en émouvoir outre mesure, habitué comme il l’a été à servir de vide couilles à son père…

La porte de la cellule s’ouvrit avec fracas, et une dizaine d’hommes en noir envahirent brutalement l’espace. L’un deux nous détacha et nous fit signe de nous agenouiller au centre de la pièce en présentant nos culs.

J’eus à peine eu le temps de me mettre en position que j’entendis les gémissements de Paul ; en tournant légèrement la tête, je vis qu’il était déjà chevauché par une paire de fesses poilues qui tremblotaient au rythme des coups de boutoir infligés à l’adolescent. Une claque magistrale me fit comprendre que je n’étais pas censé regarder ailleurs que devant moi. Au même moment, je sentis qu’on s’introduisait en moi. Instinctivement, je cambrai les reins pour mieux accueillir la bite et commençai à onduler pour accompagner les mouvements du maître qui allait me remplir. Paul, à côté de moi, avait cessé de geindre pour pousser de petits cris qu’on pouvait interpréter comme des manifestations de plaisir. Les deux soldats qui nous montaient jouirent quasiment en même temps, et furent aussitôt remplacés par deux autres, tout aussi anonymes et silencieux que les premiers. Le cycle se répéta ainsi à cinq reprises, à l’issue desquelles je dois avouer que j’avais le cul véritablement défoncé.

Durant toute cette scène, je n’avais aperçu des maîtres qui nous avaient enculés que les mains parfois puissantes qui s’agrippaient à moi.

« Toi, le coupé, lève toi et viens t’asseoir au-dessus de ton copain », ordonna la même voix que tout à l’heure. Paul s’exécuta et s’accroupit sur mon visage. Je n’avais pas besoin d’indications supplémentaires, et ouvris automatiquement la bouche. Sur un ordre du soldat, mon jeune compagnon poussa sur son anus enflammé, et expulsa le sperme des six maîtres qui l’avaient rempli : je l’avalai avec délectation. Je nettoyai soigneusement à la langue la fleur rose qui surplombait mon visage, pour ne pas laisser perdre la moindre goutte du précieux liquide, puis ce fut à mon tour de me placer au-dessus de Paul et de lui chier dans la bouche la semence dont on m’avait rempli.

Une fois l’opération terminée, on nous renchaîna sur nos couchettes, et la troupe sortit de la cellule. Ni Paul, ni moi, n’avions un seul instant pu voir à quoi ressemblaient les hommes qui nous avaient enculés.

Dix minutes environ après qu’ils furent sortis, la lumière, sans s’éteindre complètement, baissa d’intensité, signe évident qu’on attendait de nous que nous nous reposions. Un « Silence ! » retentissant qui jaillit du haut-parleur quand j’essayai de chuchoter quelques mots à Paul pour lui souhaiter bonne nuit me fit comprendre que les micros avaient été rebranchés.

Etendu sur mon bat-flanc, je cherchais en vain le sommeil, me demandant pourquoi ma bite, durant toute la séance d’abattage, n’avait pas manifesté la moindre velléité de se redresser dans sa prison de plexiglas, alors que venait pourtant de se réaliser un de mes phantasmes les plus importants. Etait-ce l’effet de la séance d’électrostimulation qu’on m’avait fait subir dans l’après-midi, ou commençais-je déjà, par une sorte de conditionnement involontaire, à considérer que le chemin de mon plaisir ne passait plus par ces organes voués à la destruction ?

Quand j’essayai pourtant de me toucher à travers la coque de plastique, caressant de l’autre main mes testicules congestionnés, il me sembla pourtant que mon pénis réagissait légèrement. Mais, une fois encore, l’expérience tourna court, quand une voix sèche m’enjoignit de placer mes mains le long de mon corps : Peter, depuis la salle de contrôle, avait évidemment reconnecté les caméras qui contrôlaient nuit et jour le moindre de nos gestes…

Au petit matin, je fus réveillé brutalement par l’entrée dans ma cellule de deux gardes à la tenue très particulière : vêtus comme des militaires d’une tenue kaki dans la partie supérieure de leur corps, ils étaient nus à partir de la taille, à l’exception d’une paire de Rangers. A la différence des prisonniers que nous étions, ils n’étaient pas rasés (les deux individus qui se tenaient devant moi arboraient d’ailleurs des jambes et des cuisses particulièrement poilues), à l’exception notable du pubis, qui s’ornait comme le nôtre d’un code-barres. Un rapide coup d’œil sur leur entrejambe me confirma ce dont je me doutais : on n’apercevait rien derrière leurs pénis, ornés d’un épais Prince Albert. Je devais apprendre par la suite qu’il s’agissait de prisonniers de droit commun qui, après avoir purgé leur condamnation à l’esclavage, et avoir à ce titre été castrés, étaient réemployés par l’Organisation pour nous garder ; ils jouissaient de certains des privilèges réservés aux Maîtres, en particulier celui de nous baiser comme ils l’entendaient : c’est à ce titre qu’on leur administrait un traitement hormonal de substitution, qui leur rendait leurs caractéristiques masculines ; ils ne bénéficiaient pourtant pas d’une liberté absolue – d’où leur absence de poils pubiens- et devaient satisfaire à la demande les caprices sexuels des Maîtres, comme je m’en rendis compte quelques jours plus tard en assistant au détour d’un couloir à un accouplement entre l’un d’entre eux et un Maître, qui était en train de lui remplir le cul en le pilonnant comme un malade… Ils avaient la réputation – absolument pas usurpée – d’être particulièrement cruels avec les prisonniers, en particulier ceux qui étaient encore entiers, comme s’ils avaient voulu se venger sur eux de la perte ancienne de leurs couilles.

Nous apostrophant violemment dans cette langue que ni Paul ni moi ne comprenions, ils nous firent lever et nous poussèrent hors de la cellule. Au bout d’un couloir, nous fûmes arrêtés par une grosse grille, dont l’un des deux gardes commanda l’ouverture en plaquant son pubis contre un lecteur optique qui sortait du mur. Je reconnus l’odeur du secteur médical, où Peter nous avait accueillis la veille. On nous fit entrer dans une salle carrelée de blanc, qui ressemblait fort à une salle de douches, et on nous distribua une paire de lunettes de protection qu’on nous fit signe d’enfiler.

Je sentis qu’on sortait mon sexe de sa coque de protection, ce qui eut l’effet immédiat de déclencher une forte érection, puis qu’on me poussait vers le fond de la salle. Quelques instants plus tard, j’étais recouvert d’une épaisse couche de mousse qu’avaient craché des jets disposés tout autour de la cabine. On me laissa attendre ainsi quelques minutes, avant que d’autres jets qui diffusaient de l’eau cette fois, ne me débarrassent du premier produit. Ce n’est qu’en retirant mes lunettes et en remarquant que Paul, qui sortait de la cabine voisine, n’avait plus de sourcils, que je compris qu’on venait de nous administrer une douche dépilatoire : je venais, une fois de plus, de recevoir une réponse à l’une des nombreuses questions pratiques que je m’étais posées depuis mon arrivée…

Encore tout mouillé, je fus ensuite conduit dans une autre pièce, que je reconnus immédiatement : c’était la salle de traite, où l’on m’avait vidé les couilles immédiatement après mon arrivée.. Je fus immédiatement pris d’un frisson d’appréhension, et mes jambes se dérobèrent sous moi. Il fallut me porter sur l’estrade, où l’on m’immobilisa dans la même position que la veille. Je sentis des mains qui poussaient mon bassin contre l’orifice mural, mon anus encore endolori par les enculages qu’il avait subis s’ouvrir sous la poussée du gode métallique, et le supplice recommença : aspiration de la bite, terribles décharges électriques, suivies de cette sensation d’ écoulement ; comme la veille, le tube contenant mon sperme fut transvasé dans le flacon qui portait mes coordonnées.

Jusqu’à ma castration, cette horrible cérémonie allait donc se répéter quotidiennement…

On me détacha, et l’un des deux gardes qui m’avaient accompagné procéda ensuite au nettoyage de mon Prince Albert, m’enduisant le gland d’un produit jaune qui devait être de la Betadine. A la suite de quoi, on me remit ma ceinture de chasteté.

Dans le couloir, je retrouvai Paul, qui patientait, attaché au mur par son collier de cuir. Heureux garçon, qui ne connaissait pas son bonheur d’être dispensé de ces séances de vidange !

Nous sortîmes du secteur médical pour retrouver le quartier d’habitation. Dans la cellule, Peter nous attendait, pour nous donner les informations nécessaires sur le déroulement de notre journée : nous avions été affectés aux cuisines, où nous aurions à travailler au milieu des travailleurs ordinaires du domaine ; cela nous permettrait de faire nos premiers pas dans l’apprentissage de notre nouvelle langue, car, s’il nous était toujours formellement interdit de parler entre esclaves, nous étions au contraire invités à entrer le plus possible en communication avec les autres, afin de hâter le moment où, devenus capables de comprendre les ordres de n’importe lequel de nos maîtres, nous serions par la même occasion aptes à satisfaire sans hésiter le moindre de leurs désirs.

Il nous mit au courant de l’emploi du temps qui serait le nôtre pour les semaines à venir :

« A cinq heures tous les matins, vous serez réveillés par une sonnerie, qui déclenche également de façon automatique l’ouverture de vos colliers et de vos menottes. Après avoir rangé vos chaînes et fait votre lit, vous aurez dix minutes pour rendre propre votre cellule. A cinq heures 15, on viendra vous chercher pour vous conduire à la douche dépilatoire, et à cinq heures 30, Nicolas sera conduit à la salle de traite pour y être vidé .

On vous attend en cuisine pour six heures, où on vous nourrira. Après quoi, travail jusqu’à deux heures. Vous aurez trente minutes de pause pour manger, puis vous recommencerez jusqu’à 21 heures où on vous reconduira en cellule. Vous devez être sur vos couchettes, menottés, à 21 h 30, pour la fermeture automatique de vos chaînes.

Vous devez obéir au personnel de la cuisine comme vous obéissez aux Maîtres, qu’il s’agisse du service ménager ou de demandes plus… personnelles, sans aucune restriction. Le moindre manquement sera puni par des tortures que je ne vous conseille pas d’expérimenter… »

Sur ces mots, il nous fit sortir de la cellule, dans la direction opposée de celle que nous avions prise précédemment. Le couloir se trouva rapidement barré par une nouvelle grille, que Peter ouvrit en se plaquant également contre le mur. Sans que je manifeste la moindre réaction, et comme s’il avait lu dans ma pensée, il se tourna vers nous : « Il manque à vos codes quelques barres pour vous permettre de sortir du quartier où vous logez. Peut-être lorsque vous serez comme moi… »

Je me dis que j’aurais volontiers donné tout de suite ce que je portais entre mes cuisses pour être aussi magnifique que lui.

Nous arrivâmes dans une cour où stationnaient quelques voitures, au delà desquelles on apercevait une grille. Derrière cette grille, c’était la ville : on entendait parfaitement le bruit du trafic qui passait, et le murmure sourd de la foule ; c’était hallucinant de penser qu’à quatre ou cinq mètres de moi, il y avait des gens qui menaient une vie normale, totalement inconscients de ce qui se passait derrière des grilles qu’ils longeaient peut-être plusieurs fois par jour…

Paul avait suivi la direction de mon regard, et, lorsque nos yeux se rencontrèrent, je compris qu’il avait eu la même pensée que moi…

Peter nous fit passer un nouveau point de contrôle,, et nous pénétrâmes dans la zone des cuisines.

Après le silence du secteur médical, le vacarme qui régnait en ce lieu me donna immédiatement l’envie de tourner les talons . Je ne voyais pas comment j’allais pouvoir supporter de vivre plus de douze heures par jour dans cet enfer où régnait de plus une atmosphère étouffante.

Un gros homme vêtu de blanc vint vers nous, échangea deux ou trois phrases avec Peter, qui, après nous avoir détachés, nous confia à lui en nous souhaitant bon courage.

Personne ne parut faire attention à nous, que ce fût parmi les travailleurs libres, que l’on reconnaissait au fait qu’ils étaient habillés, ou parmi la cinquantaine d’esclaves qui vaquaient tête baissée à leurs diverses occupations. Dans le fond de la salle, je reconnus Dan, en train de peler une montagne de patates, mais s’il me vit, il n’en laissa rien paraître.

D’une bourrade, le cuisinier qui nous avait accueillis nous fit avancer jusqu’à une rangée de bacs devant lesquels s’affairaient quatre ou cinq de mes semblables. Je me retrouvai devant un amas de vaisselle graisseuse ; ce qu’on attendait de moi n’était pas bien difficile à comprendre. Je me mis donc au travail, en essayant de ne pas trop penser à la longueur de la journée qui m’attendait…

Ce qui m’excitait assez, c’est que je sentais autour de moi comme une tension générale, une forme impalpable d’énervement et de frustration qui s’exprimait dans l’incroyable intensité des regards échangés entre les esclaves. Il n’était évidemment pas question de parler ou de faire le moindre geste explicite, mais on remarquait bien que tous, autant qu’ils étaient, cherchaient absolument à attirer le regard des autres.

L’esclave qui travaillait en face de moi pouvait avoir vingt-cinq ans ; encore bien proportionné malgré un début d’embonpoint, il était manifestement de type arabe, avec des yeux très noirs dont l’absence de cils et de sourcils n’arrivait pourtant pas à atténuer l’intensité. Il m’avait regardé furtivement à plusieurs reprises, puis planta très nettement son regard dans le mien. Entre deux casseroles et quelques assiettes, je remarquai qu’il commençait à s’écarter imperceptiblement de l’évier, jusqu’au point de me permettre d’avoir une vue plongeante sur son entrejambe. Il avait également écarté légèrement les cuisses, révélant une chatte devant laquelle un hétéro aurait sans doute bavé d’envie . Je n’étais décidément pas au bout de mes surprises ; toujours sans me quitter des yeux, il se passa la langue sur les lèvres, dans une mimique digne des pires pornos… C’était d’autant plus dérisoire que je ne comprenais pas ce qu’il imaginait que je pourrais bien lui faire : encore entier certes, mais définitivement privé de tout contrôle sur mes organes….

L’un des gardiens ne tarda d’ailleurs pas à s’apercevoir du manège, cinglant le dos de mon vis-à-vis d’un coup de fouet qui le fit immédiatement reprendre un comportement plus conforme à ce qu’on attendait de lui.

La matinée se passa sans autre incident. Au bout de sept heures de travail, j’étais complètement épuisé, et j’accueillis la pause avec soulagement. Le chef qui nous avait accueilli le matin nous fit tous passer dans une sorte de réfectoire, où on nous fit asseoir autour de deux grandes tables, mais en nous laissant libres apparemment de nous placer comme nous le souhaitions. Avant même de les avoir cherchés, je me retrouvai entre Dan et le blond que j’avais remarqué la veille lors de notre arrivée au Centre. On déposa devant nous un morceau de pain et une assiette de soupe épaisse que j’engloutis sans me faire prier. Chose incroyable, on entendait des chuchotements, sans que cela provoque la moindre réaction chez les quelques employés qui nous surveillaient. Sans me demander le pourquoi de la chose, j’en profitai et demandai à Dan comment s’était passée son installation.

« Putain, mec, on ne pouvait pas rêver mieux : j’ai dû sucer trois bites, ils m’ont forcé à avaler, et après ils me sont tous passés dessus. Et tout ça sans pouvoir lâcher ma purée…J’en peux plus, je ne vais pas tenir, et j’en arrive presque à souhaiter qu’on me les coupe pour avoir la paix !

- Ne dis pas ça, lui répondit le blond, ça risque d’arriver plus vite que tu le penses. Dans ma cellule, on est venu en chercher un hier soir pour le castrer, et je peux te dire qu’il n’était pas beau à voir quand on l’ a ramené ; je ne sais pas comment ils lui ont fait ça, mais ça a dû être une sacrée boucherie, vu le sang dont il était couvert… On aurait dit qu’il lui avaient explosé les burnes à coup de lattes… »

Au fil de la conversation, j’appris qu’il s’appelait Philippe, et qu’il s’était engagé dans cette aventure poussé par le désir de retrouver la trace d’un garçon qu’il avait passionnément aimé, et dont il savait qu’il s’était livré quelques années auparavant à l’Organisation. Il était prêt à tout pour réaliser son projet, y compris s’il fallait pour cela renoncer à tout jamais au plaisir de baiser.

Comme il me demandait comment je supportais la chasteté qu’on m’avait imposée depuis notre départ de Paris, je lui racontai en détail les deux séances de traite qu’on m’avait infligées. A ma grande surprise, il m’apprit qu’ on ne l’y avait pas soumis, ce qu’il regrettait d’ailleurs presque, tant commençait à devenir obsédante son envie de jouir. Tous ces corps nus qui évoluaient autour de lui le rendaient fou. Il écarta les jambes pour que je me rende compte par moi-même : c’était en effet impressionnant : complètement étouffé dans son enveloppe transparente, son sexe occupait tout l’étroit espace qui lui était réservé ; le gland congestionné, dont des bourrelets violacés semblaient vouloir jaillir par les fentes ménagées à l’extrémité du tube , laissait échapper un filet continu de mouille.

« Je ne vais jamais pouvoir tenir , chuchota Philippe d’un air désolé. Je n’ai jamais vu ça, même dans mes trips les plus hard… »

L’un des cuisiniers, qui faisait le tour des tables pour nous distribuer un fruit, marqua un temps d’arrêt lorsqu’il découvrit ce que me montrait Philippe. Ses yeux s’écarquillèrent, et il posa immédiatement son plateau sur la table pour porter la main à son entrejambe, qu’il commença à malaxer lentement.

Le silence s’était fait peu à peu dans la salle. Tous nos regards étaient tournés vers le jeune garçon, qui venait de remonter sa djellaba, dévoilant une bite à peine ombrée de duvet, mais déjà de bonne taille. Il fit un signe du menton à Philipe, qui, sans hésiter, se dirigea vers un coin de la salle où était jeté par terre un matelas crasseux, et s’allongea sur le dos.

Crachant dans sa main, l’adolescent se mit à genoux entre les jambes de sa victime et s’enfonça dans le cul largement offert. Philippe poussa un véritable rugissement de plaisir et commença à se tortiller sous les coups de reins du gamin dont les halètements résonnaient dans le silence de la salle : nous dévorions tous en effet des yeux la paire de fesses qui s’agitait devant nous et le ballottement rythmé des couilles du jeune mâle contre le cul qu’elles allaient remplir. Sous lui, les jambes solidement maintenues par deux autres serveurs aussi jeune que leur compagnon, Philippe gémissait maintenant sans discontinuer, A l’accélération des mouvements, on devinait que le garçon allait bientôt en finir. Tout son corps cambré, dans un dernier coup de reins, il se vida dans le cul de l’esclave et s’affala sur lui de tout don poids. Philippe poussa un cri. L’autre se releva immédiatement en jurant , le sexe encore à moitié dressé, et le frappa de toutes ses forces. Médusés, nous n’osions pas faire un mouvement et restions là sans comprendre. L ‘adolescent se retourna vers ses acolytes et leur adressa, dans sa langue, ce qui me sembla être un torrent d’imprécations ; Il désignait alternativement son ventre et Philippe. Je me risquai à demander , en chuchotant, si quelqu’un parmi mes voisins comprenait ce qui se passait. Un vieil eunuque, qui paraissait avoir soixante-cinq ou soixante dix ans me murmura que Philippe avait commis la terrible faute de jouir sans autorisation, et d’avoir en outre souillé de son sperme d’esclave la peau du gamin qui l’avait enculé. Il ajouta que c’était à la suite d’une semblable erreur qu’il avait été mutilé ; effectivement, il n’avait plus de pénis ; un renflement rosâtre , à la base du pubis, était tout ce qui restait de son membre disparu. Par contre, je m’étonnai de l’extension extrême qu’avait atteint son scrotum : ses couilles, qui semblaient énormes, lui arrivaient quasiment à la hauteur des genoux. Il eut un petit sourire en voyant où s’était posé mon regard :

« Oh !, ce ne sont pas les miennes, qui ont été coupées il y a quarante-cinq ans, mais des boules de métal,qui à force, ont complètement distendu la peau des bourses… »

Sans doute avertis par l’un des gardiens de ce qui venait de se passer, un groupe de quatre maîtres déboula dans le réfectoire, se saisit du malheureux Philippe, et l’entraîna hors de la zone des cuisines.

Nous étions tous restés saisis devant la rapidité avec laquelle toute cette scène s’était déroulée. Il fallut plusieurs rappels à l’ordre du chef cuisinier pour que nous reprenions nos places et nous remettions au travail. Les heures défilèrent, interminables, occupées par des activités répétitives.

Il faisait nuit déjà quand une sonnerie annonça la fin de notre journée de travail.J’étais absolument épuisé, et touchai à peine à la gamelle qu’on nous servit avant de nous renvoyer vers la salle de contrôle qui commandait l’entrée de la zone de travail.

Nous nous retrouvâmes tous dans cette immense pièce, qui comportait quatre portes. Les cinq gardes qui nous surveillaient, après nous avoir fait aligner sur autant de rangs, nous firent tour à tour passer devant eux. Chaque esclave devait se pencher en avant, écarter ses fesses des deux mains, pendant que les hommes, introduisant sans ménagement un ou plusieurs doigt dans le cul du malheureux, contrôlaient si rien d’interdit n’y avait été dissimulé. L’esclave devait ensuite décrasser à la langue la main souillée, après quoi, la lecture du code-barres par un lecteur optique commandait l’ouverture de telle ou telle porte, derrière laquelle il disparaissait.

Le type devant lequel je me penchai pour lui tendre mon cul avait des mains énormes. Il plongea ses doigts dans un pot de graisse, et me les enfila. Je les sentis aller et venir dans mon rectum, puis ressortir . Il me les enfonça ensuite jusqu’à la glotte, et je les nettoyai, en m’appliquant.

Derrière la porte qui s’ouvrit devant moi, je retrouvai les gardes qui m’avaient escorté le matin jusqu’à la salle de traite. Ils me menottèrent, me reposèrent des entraves aux chevilles, et nous refîmes en sens inverse le trajet du matin.

Quand nous fûmes arrivés à la cellule, Paul n’y était pas. Je pensais qu’après cette journée éreintante, on allait me laisser en paix, mais je me trompais encore une fois du tout au tout.

Les gardes me firent allonger sur ma couchette, et après m’avoir sanglé les poignets, les chevilles et la taille, l’un deux déverrouilla ma ceinture de chasteté, avant de procéder sans douceur à une désinfection complète de mon gland et de l’anneau qui le traversait. Puis ils sortirent, me laissant seul . Malgré sa vidange du matin, ma bite, délivrée de sa cage de plastique, commença à se dresser sur mon ventre et à palpiter de manière obsédante ; c’était une frustration insupportable. Je tentai de me concentrer sur autre chose , de me raisonner en me disant qu’il était inutile désormais de songer au plaisir qu’elle pourrait me donner, peine perdue. Sans cesse je revenais à ces quelques centimètres carrés de chair qu’il m’était définitivement interdit de toucher, alors qu’ils étaient là, n’attendant que la main qui voudrait bien les empoigner pour faire jaillir le sperme dans une explosion de délices… Mon sperme…. A cette pensée, un sourire ironique effleura mes lèvres ; ce dont on allait apparemment me vider tous les matins, au prix de cette souffrance atroce, pouvait-il encore mériter ce nom réservé au fluide le plus noble de l’homme ?

La porte s’ouvre violemment, et deux hommes cagoulés et vêtus de cuir font irruption dans la cellule. Seule partie visible de leur corps, leur bite émerge d’un buisson de poils. Sans un mot, le plus grand des deux s’installe dans ma bouche, et je commence à sucer sa queue molle qui gonfle peu à peu contre mon palais. J’ai de la chance : à défaut de pouvoir toucher la mienne, je me rattrape sur celle des autres, et je mets toute ma conscience d’esclave à mordiller, lécher, sucer les bites qu’on me propose, jusqu’au moment où elles dégorgent leur trop-plein. Celle que j’ai actuellement dans la bouche est devenue monstrueuse avec l’excitation (c’est à croire qu’ils recrutent tous les maîtres sur leurs mensurations hors du commun) et c’est tout juste si je ne m’étouffe pas en l’engloutissant. Comme d’habitude, ma technique opère, et je sens à une certaine tension du gland sous ma langue que le plaisir est proche. Ça y est, ma bouche se remplit d’un liquide chaud que j’avale jusqu’à la dernière goutte. J’ai à peine pu reprendre mon souffle, que le deuxième réclame à son tour ce qui lui est dû ; sa queue est plus courte, mais beaucoup plus épaisse encore que l’autre, et j’ai vraiment du mal à l’engloutir à fond. Le type pousse comme un malade et commence à aller et venir contre ma langue. Je suis en train de me dire que depuis ma prise en main de l’avant-veille, c’est le neuvième mec dont je vais avaler le sperme, et cela m’excite complètement : je redouble d’efforts pour qu’il pense que je ne vis plus que pour sucer des bites : j’accompagne chacun des mouvements de ma langue sur son gland de petits gémissements … celui que je pousse soudain n’est pas simulé : je sens, partant de la base de ma queue, une sensation chaude que je reconnais immédiatement : une langue, à petits coups légers, est en train de remonter vers mon gland, provoquant en moi une onde de plaisir indescriptible…Mon cœur commence à battre à grands coups, et tout mon corps se crispe. Pendant ce temps, le deuxième est toujours occupé à me limer la gorge, et il ne doit plus être très loin de la jouissance : un soupir un peu plus appuyé que les autres, et il se vide en moi. La langue, cette fois, s’attaque à mon gland, déclenchant une onde électrique jusque dans mes jambes. Je sens la chaleur de la bouche qui l’avale, et qui la pression de la langue qui le cale contre le palais. La ceinture qui m’entrave m’empêche tout mouvement du bassin pour pousser mon membre au fond de la bouche qui l’enserre. Je commence à supplier :

« -Je vous en prie, Maître, une seule fois encore,Maître… »

Comment ai-je pu m’embarquer dans cette aventure et renoncer à jamais à cette jouissance de se faire sucer ? Il faut que je revienne en arrière et que je rentre à Paris… Oh, Guillaume, pourquoi n’ ai-je pas tenu compte de tes mises en gardes ? Comment arrêter ça ? Je suis en train de devenir fou…

Celui que je viens de faire jouir se place derrière l’autre, qui n’a pas bougé, et qui reste penché sur moi, totalement immobile. La chaleur qui irradie de ma queue devient insupportable. Je dois absolument aller au bout de mon plaisir. Le deuxième garde relève alors lentement la tête du premier, qui m’abandonne. Je me mets à pleurer, comme un enfant. Ils éclatent de rire…

Les deux hommes me détachèrent, me repassèrent les menottes et me poussèrent dans le couloir.

Pour franchir les grilles, l’un d’entre eux présenta devant le lecteur optique un médaillon qu’il portait au poignet. Nous passâmes devant le secteur médical, désert à cette heure, et nous franchîmes une nouvelle grille, pénétrant dans une zone qui m’était inconnue. Quelques escaliers et quelques corridors plus loin, on me fit stopper devant une porte métallique. L’un de mes deux gardiens sonna : la porte s’ouvrit.

La lumière éblouissante du scialytique m’obligea à cligner des yeux. Au milieu de la pièce carrelée de vert, trônait une table d’opération. Sur deux des côtés de la salle, étaient disposés des gradins, sur lesquels avaient pris place une assistance nombreuse, au premier rang de laquelle je reconnus Peter, superbe dans un uniforme bleu marine. Il esquissa un sourire que je voulus prendre comme un signe d’encouragement. Un frémissement d’excitation avait accompagné mon entrée, qui ne se calma qu’après que l’un des maîtres en uniforme eut levé le bras pour demander le calme.

Les deux gardes avaient dû m’empoigner fermement, tellement avait été brusque mon mouvement de recul quand j’avais compris la nature du spectacle qui allait se dérouler dans cette salle. Ils me tirèrent littéralement vers la table, en dépit de mes gémissements et de mes supplications.

Mes jambes se dérobèrent sous moi, et il fallut qu’ils me soulèvent pour m’installer et m’attacher solidement sur le billard.

Devant le tremblement irrépressible dont j’étais agité, Peter quitta les gradins et vint me parler doucement :

« N’aie pas peur, Nicolas, tu vas voir que tout va bien se passer…Nos chirurgiens sont les meilleurs, et nous ne te ferons pas souffrir plus qu’il n’est nécessaire…

- Comment veux-tu que je n’aie pas peur ? répondis-je en claquant des dents. Tous ces connards qui sont là pour me voir gueuler quand on va me castrer, tu crois que ça me rassure ?

- Mais qui te dit qu’on va te le faire ce soir ? Je crois savoir que ce n’est pas prévu avant un certain temps, bien que je puisse me tromper… On ne me dit pas tout…. Mais si j’étais toi, je ne me ferais pas tant de souci : à mon avis, les Maîtres ne seront pas si pressés : tu n’as pas encore été intégré dans la deuxième phase du programme, donc je crois que tu ne risques rien pour le moment…. Même si je trouve un peu étrange ton manque de cran de ce soir. »

Ces paroles eurent sur moi l’effet d’un calmant : je cessai aussitôt de trembler, et retrouvai une respiration normale.

« En fait, reprit Peter, même si je n’ai pas le droit de te le dire, on va simplement te circoncire. A vif, évidemment, il faut quand même ce qu’il faut… Mais tu verras – parce que j’y suis aussi passé il y a deux ans, quand j’avais encore cet organe stupide entre les jambes-, c’est tout à fait supportable. »

Et sur ces mots, il me tourna le dos pour retourner s’asseoir.

Celui qui semblait être le chef se leva alors, et prit la parole dans cette langue dont j’entendais depuis deux jours les accents gutturaux. Après quelques instants, il se rassit, sous les applaudissements de l’assistance.

La porte par laquelle j’étais entré se rouvrit alors, laissant passer deux hommes en blouse blanche. L’un d’eux poussait devant lui un chariot plein d’instruments. Il s’approcha de la table d’opération, et poussa sur quelques manettes. Je me retrouvai en position assise, les jambes fortement écartées. La table pivota, pour me présenter face aux spectateurs.

Le chirurgien s’avança à son tour, salua l’assistance d’un signe de tête, et saisit une pince sur le chariot aux instruments. Il commença par me libérer du Prince Albert que je portais depuis mon départ. Puis il me décalotta et donna deux coups de scalpel pour séparer le prépuce du gland. Je m’étais crispé dans l’attente de la douleur, mais ne ressentis qu’un léger pincement. Le chirurgien me plaça alors sur le gland une petite cloche de plastique sur laquelle il refit coulisser le prépuce en l’étirant fortement. Il ligatura le tout au-dessus de la cloche.

Il introduisit enduite ma queue dans une sorte de pince qui se referma fortement au niveau de la couronne du gland. Donnant enfin un coup de scalpel tout autour de la coque de plastique, il sectionna ainsi le prépuce. La douleur, à ce moment-là, fut assez forte, je l’avoue, mais Peter avait dit vrai : c’était relativement supportable….

Quelques minutes après, il relâcha la pince : la plaie ne saignait même pas. Il me remit mon Prince Albert : j’étais circoncis.

Sous les applaudissements du public, le chirurgien présenta mon prépuce à la cantonade avant de le placer dans une petite coupelle en inox qu’il remit au maître qui avait présidé la cérémonie. Ce dernier, après l’avoir examiné attentivement, le fit circuler dans les gradins.

Quand tout le monde l’eut admiré, le maître le récupéra, et se dirigea vers moi :

Et maintenant, c’est à toi de jouer, me déclara-t-il en faisant signe à quelqu’un qui devait se trouver derrière moi.

Paul apparut, poussant devant lui un chariot sur lequel était allumé un petit réchaud. Il plaça sur la flamme une petite poêle. Le maître laissa tomber mon prépuce dans la poêle et le fit revenir quelques instants ; une odeur de viande se répandit dans la salle.

« Mange », m’ordonna-t-il en me tendant le morceau de chair piqué au bout d’une fourchette.

Je n’étais pas en situation de refuser. Je commençai à mâcher ce qui m’avait appartenu. Ça n’avait vraiment aucun goût…

(à suivre)



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